Anxiété sociale.org
En terminer avec l'anxiété sociale
Informations et auto-traitement

Placer ce site dans vos favoris

Timidité


Anxiété sociale : de nombreux visages 

Pour débuter cette page, un panorama de l'anxiété sociale. L’anxiété sociale est multiforme : 

- Le trac :  appelé également anxiété de performance. Il s’agit d’un phénomène ponctuel. Le sujet n’est pas dans une situation relationnelle proprement dite (deux ou plusieurs individus qui communiquent). Il est seul face à d’autres. Ici, c’est le regard de l’autre qui pose problème pendant la situation de performance (exposé, concert, …).Le trac ou anxiété de performance est universel : habitude émotionnelle, trouble ou pathologie ? Ces degrés sont divers, plus ou moins handicapants, donc, plus ou moins pathologiques. 

- La timidité : la timidité, terme flou pouvant décrire des manifestations, façons-d’être bien différentes, est plus souvent considérée comme un trait de personnalité acquis. Phénomène constant dans les relations inter-personnelles qui s'atténue avec l'apprentissage de nouvelles compétences. 

- La phobie sociale : contrairement à la timidité, elle peut apparaître en dehors de tout trait de personnalité apparent. Elle n’est pas constante et dépend de l’importance que le sujet lui accorde. 
 

 
Trac
Timidité
Phobie Sociale
Quelle situation? - En situation de performance - En situation sociale - En situation sociale
Manifestation - Ponctuelle - Chronique - Ponctuelle
Avant - Appréhension - Gêne - Panique
Pendant, attention portée - Sur la performance - Sur les autres - Sur soi
Peur - De ne pas être à la hauteur - De ne pas être intégré, accepté D'être humilié ou agressé
Après - Déception - Déception - Honte
Concordance trouble / personnalité - Non - Oui - Non
Statégie comportementale - Adaptation - Adaptation - Evitement
Nature - Normale - Normale - Pathologique
Que peut-on en retenir? 

La phobie sociale a en commun avec la timidité : la situation (sociale) 
La phobie sociale a en commun avec le trac : le caractère ponctuel et pas nécessairement conforme avec la personnalité 
 


Timidité

Environ 60% de la population se déclare timide. Cette timidité devient invalidante pour 20% environ.. 
 

La différence entre phobie sociale et timidité?

Il s'agit simplement de la proportion d'angoisse liée à la situation. Une personne timide s'adaptera avec le temps, une personne phobique évitera, le contenu anxiogène étant trop important. 
 

Qu'est-ce que la timidité?

La timidité, dans l'acceptation générale du terme constitue donc une sorte d'état d'être chronique qui, sans générer un mal-être aigu ou une peur extrême, nuit au développement des relations et compétences sociales. Bien que beaucoup s'arrachent les cheveux à établir une définition depuis quelques années, on peut préciser la définition de la timidité en tant que "manière d'être durable et habituelle, marquée par une tendance prononcée, lors des situations nouvelles, à se tenir en retrait et à éviter de prendre l'initiative, malgré un désir relatif d'échanges avec l'entourage." (C. André / La peur des autres). 

Il est à noter que dans un entourage familier, de nombreux timides n'en sont plus et témoignent plutôt de bonne qualités relationnelles. 
 

Qu'est-ce qui intimide?

Parler devant une assemblée : 74% 
Participer à un groupe : 73% 
Rencontrer des inconnus : 70% 
Rencontrer une personne de sexe opposer : 64% 
Se sentir inférieur à ses interlocuteurs : 56% 
(Etude P. Zimbardo) 

Deux axes apparaissent donc 
- La nouveauté - L'initiative 
- Le fait d'être en point de mire - L'implication personnelle 
 

Contrôle et repli

De manière schématique, quelqu'un de timide se sent donc vulnérable et craint le jugement. Le contrôle va donc être un phénomène important : contrôle de ce qui est dit, contrôle des émotions, contrôle de l'image qui est donnée... D'ou la réserve observée dans le cas de la timidité, où l'apparent repli sur soi-même. Bref, une addition d'inhibitions. S'agissant d'un phénomène non pathologique, les manifestations corporelles, cognitives, comportementales vont être la plupart du temps légères. Plutôt que des crises paroxystiques, s'installe un état chronique et durable, d'autant plus pernicieux qu'on peut l'associer à la personnalité ("Je suis comme ça"). Il faut donc qu'il y ait handicap ou mal-être pour qu'une personne timide cherche de l'aide. 


Mise en place

Inhibition
Le sujet possède les qualités assertives, les compétences sociales mais elles sont inhibées : pour une raison ou une autre, le sujet n'exprime pas ses potentiels et compétences réelles en situation sociale. 

- Il peut s'agir ici d'un conditionnement émotionnel : celui-ci fait que l'individu, dans telle ou telle situation, perd ses moyens. Les émotions liées à l'état sont alors importantes. 

- Il peut également être question des mécanismes cognitifs de l'individu : discours interne négatif et/ou dévalorisant, auto-verbalisation pendant ou après la situation. Les croyances sont alors au centre du phénomène. 
 

Défaut d'appentissage
Le sujet présente des lacunes dans le domaine des compétences sociales. Pour une raison ou une autre, le sujet n'a pas développé telle ou telle compétence ou qu'il la possède mais n'a pas appris à l'utiliser ou la combiner de manière adaptée à la situation. 

- Pendant l'enfance, les comportements assertifs n'ont pas été encouragés ou renforcés ("on parle quand on a quelque chose d'intéressant à dire", "tu n'arrêtes pas de parler de toi"...) 

- Des comportés inhibés ou évitants ont été encouragés ou renforcés ("dans la vie, il vaut mieux rester en retrait", ...) 

Diificulté à choisir le comportement approprié
Le sujet possède les compétences mais a des difficultés à  identifier le comportement approprié à telle ou telle situation, ou a lui apporter les nuances et proportions  adaptées. 



Structure et schéma 

Quand on vit une situation sociale à travers le filtre de la timidité, on en vient à penser d’une certaine manière, à éprouver des sensations particulières car anxieuses. Cela interagit sur les comportements et provoque des états émotionnels désagréables voire handicapants. Toutes ses manifestations nuisent au bien-être et à la performance dans la dite situation. Celle-ci est mal vécue, mal interprétée, ce qui renforce la timidité elle-même etc... Nous sommes là dans un cercle vicieux. 

Comme l’indique l’illustration ci-dessus et même si c’est nécessairement schématique, la timidité est quadri-dimensionnelle : 
1. Ce que je pense (cognitif) 
2. Ce que je sens (psycho-corporel) 
3. Ce que je fais (comportemental) 
4. Ce que j’éprouve  (émotionnel) 

Les éléments constitutifs prépondérants sont donc cognitifs, psycho-corporels, comportementaux et émotionnels. Ils sont issus d’une construction, d’un apprentissage inconscient (traumatismes, stress chronique pendant l’enfance, exemples familiaux ou sociaux d’anxiété…) De cet apprentissage émerge façon de penser, et ainsi sensations, émotions et comportements. Ces éléments émergent  consciemment plus ou moins consciemment. Une remise en cause de la timidité passe donc par la mise en perspective de ces différents aspects et la mise en place de changements ou d’évolutions adaptés au bien-être. 
 
 




ARTICLE EN COURS DE REDACTION
 

Copyright © j.boutillier