Timidité
Anxiété sociale : de nombreux visages Pour débuter cette page, un panorama de l'anxiété sociale. L’anxiété sociale est multiforme : - Le trac : appelé également anxiété de performance. Il s’agit d’un phénomène ponctuel. Le sujet n’est pas dans une situation relationnelle proprement dite (deux ou plusieurs individus qui communiquent). Il est seul face à d’autres. Ici, c’est le regard de l’autre qui pose problème pendant la situation de performance (exposé, concert, …).Le trac ou anxiété de performance est universel : habitude émotionnelle, trouble ou pathologie ? Ces degrés sont divers, plus ou moins handicapants, donc, plus ou moins pathologiques. - La timidité : la timidité, terme flou pouvant décrire des manifestations, façons-d’être bien différentes, est plus souvent considérée comme un trait de personnalité acquis. Phénomène constant dans les relations inter-personnelles qui s'atténue avec l'apprentissage de nouvelles compétences. - La phobie
sociale : contrairement à la timidité, elle peut apparaître
en dehors de tout trait de personnalité apparent. Elle n’est pas
constante et dépend de l’importance que le sujet lui accorde.
La phobie sociale
a en commun avec la timidité : la situation (sociale)
Timidité Environ 60% de la population se déclare
timide. Cette timidité devient invalidante pour 20% environ..
La différence entre phobie sociale et timidité? Il s'agit simplement de la proportion
d'angoisse liée à la situation. Une personne timide s'adaptera
avec le temps, une personne phobique évitera, le contenu anxiogène
étant trop important.
Qu'est-ce que la timidité? La timidité, dans l'acceptation générale du terme constitue donc une sorte d'état d'être chronique qui, sans générer un mal-être aigu ou une peur extrême, nuit au développement des relations et compétences sociales. Bien que beaucoup s'arrachent les cheveux à établir une définition depuis quelques années, on peut préciser la définition de la timidité en tant que "manière d'être durable et habituelle, marquée par une tendance prononcée, lors des situations nouvelles, à se tenir en retrait et à éviter de prendre l'initiative, malgré un désir relatif d'échanges avec l'entourage." (C. André / La peur des autres). Il est à noter que dans un
entourage familier, de nombreux timides n'en sont plus et témoignent
plutôt de bonne qualités relationnelles.
Qu'est-ce qui intimide? Parler devant une assemblée
: 74%
Deux axes apparaissent donc
Contrôle et repli De manière schématique, quelqu'un de timide se sent donc vulnérable et craint le jugement. Le contrôle va donc être un phénomène important : contrôle de ce qui est dit, contrôle des émotions, contrôle de l'image qui est donnée... D'ou la réserve observée dans le cas de la timidité, où l'apparent repli sur soi-même. Bref, une addition d'inhibitions. S'agissant d'un phénomène non pathologique, les manifestations corporelles, cognitives, comportementales vont être la plupart du temps légères. Plutôt que des crises paroxystiques, s'installe un état chronique et durable, d'autant plus pernicieux qu'on peut l'associer à la personnalité ("Je suis comme ça"). Il faut donc qu'il y ait handicap ou mal-être pour qu'une personne timide cherche de l'aide.
Mise en place Inhibition
- Il peut s'agir ici d'un conditionnement émotionnel : celui-ci fait que l'individu, dans telle ou telle situation, perd ses moyens. Les émotions liées à l'état sont alors importantes. - Il peut également être
question des mécanismes cognitifs de l'individu : discours interne
négatif et/ou dévalorisant, auto-verbalisation pendant ou
après la situation. Les croyances sont alors au centre du phénomène.
Défaut d'appentissage
- Pendant l'enfance, les comportements assertifs n'ont pas été encouragés ou renforcés ("on parle quand on a quelque chose d'intéressant à dire", "tu n'arrêtes pas de parler de toi"...) - Des comportés inhibés ou évitants ont été encouragés ou renforcés ("dans la vie, il vaut mieux rester en retrait", ...) Diificulté à choisir
le comportement approprié
Structure et schéma Quand on vit une situation sociale à travers le filtre de la timidité, on en vient à penser d’une certaine manière, à éprouver des sensations particulières car anxieuses. Cela interagit sur les comportements et provoque des états émotionnels désagréables voire handicapants. Toutes ses manifestations nuisent au bien-être et à la performance dans la dite situation. Celle-ci est mal vécue, mal interprétée, ce qui renforce la timidité elle-même etc... Nous sommes là dans un cercle vicieux. Comme l’indique l’illustration ci-dessus
et même si c’est nécessairement schématique, la timidité
est quadri-dimensionnelle :
Les éléments constitutifs
prépondérants sont donc cognitifs, psycho-corporels, comportementaux
et émotionnels. Ils sont issus d’une construction, d’un apprentissage
inconscient (traumatismes, stress chronique pendant l’enfance, exemples
familiaux ou sociaux d’anxiété…) De cet apprentissage émerge
façon de penser, et ainsi sensations, émotions et comportements.
Ces éléments émergent consciemment plus ou moins
consciemment. Une remise en cause de la timidité passe donc par
la mise en perspective de ces différents aspects et la mise en place
de changements ou d’évolutions adaptés au bien-être.
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