THERAPIES
Voici
un aperçu des approches que je pratique dans une thérapie
de l'anxiété sociale. Elles sont efficaces quand elles sont
utilisées de manière intégrative : prendre dans chaque
discipline ce qui est pertinent dans le cadre d'une difficulté et
d'une personnes données. Il ne s'agit pas de s'enfermer dans une
pratique mono-focale.
"Dans une
casserole, il y a un désordre apparent, mais si l'on tire sur un
spaghetti on peut le suivre du début à la fin."
Définition La thérapie cognitive s’installe peu à peu à partir des années 60, avec T. Beck. Travaillant originellement sur la dépression, il relève l’existence de blocages cognitifs au changement : pensées automatiques, dialogue intérieur… Loin de la psychanalyse, ces processus de pensées portent sur des sujets bien « concrets ». A partir de ce constat va se mettre en place un modèle cognitif, adaptable notamment aux troubles anxieux. L’approche cognitivo-comportementale (pour parler plus simplement, l’analyse des pensées, croyances et des comportements qu’elles provoquent) est un élément essentiel et fondateur de toute démarche thérapeutique. Chaque être
humain vit des situations. Ces situations sont interprétées
par l'intermédiaire de pensées (autoverbalisations) ou d'images
mentales (dialogue intérieur).
Le système cognitivo-comportemental de l'individu pourrait être représenté comme suit :
Les thérapies
cognitives et comportementales étudient ce système, mettent
en valeur des disfonctionnement ou distorsions au niveau cognitif (pensées,
...). L'approche cognitive a pour but de restructurer ces schémas.
Nous pensons « Je pense donc je suis » A tout moment nous pensons. Ce qui est cognitif regroupe les pensées, système de représentation, images mentale que nous mettons en place entre nous et la réalité. Ce système de représentation s’établit en fonction de nombreux filtres, détaillés précédemment. Nous construisons donc notre propre lecture de la réalité. Ce que nous
pensons
Si on mène l’enquête, on se rend compte que chaque individu va avoir une lecture personnelle de la réalité, plus ou moins adaptée au bien-être. Schématiquement, cette adaptation va se révéler par la proportion de pensées négatives et positives : La restructuration
cognitive va donc avoir notamment pour but de rétablir un certain
équilibre, diminuer les proportions du négatif, augmenter
celles du positif, cela non pas en sombrant dan un positivisme béat
mais en observant la réalité le plus objectivement possible.
Pensée et émotion « Nous ressentons ce que nous pensons » C’est là un élément essentiel. Si nous reprenons le schéma précédemment utilisé, il y a un lien à bien intégrer. Ce n’est pas la réalité que nous ressentons mais ce que nous pensons de la réalité. On vit une situation, on en pense quelque chose. De ce qui est pensé découleront et dépendront les émotions, comportements. Il y a quelques années je travaillais avec une jeune phobique sociale. Elle ne voulais plus sortir. Nous découvrîmes qu’elle avait un grand-père dont le dicton favori était : « l’homme est un loup pour l’homme ». Peu à peu, elle avait intégré ce dicton, le posant comme une vérité absolue. Tout le monde lui reprochait de ne pas vouloir sortie. Je lui dis à l’époque : « Tu as entièrement raison de ne pas sortir. Aller au milieu des loups, moi non plus je ne le ferai pas ». Elle me considéra autrement, et nous avions pu alors commencer à travailler sur cette vision du monde. Etait-ce vrai ? Etait-on tous des loups ? (A la fin je l’accueillais d’ailleurs en hurlant à la mort !). Ayant recadré ce système de pensée, modéré sa croyance, elle a pu ressortir. Une croyance n’est pas une vérité, une croyance est une théorie sur la vie énoncée à travers de nombreux filtres, tenue comme vraie, absolue mais non-vérifiée. L’ émotion est justifiée, est en cela complètement respectable quelle qu’elle soit, mais la pensée en amont ne l’est pas. En cela, la thérapie cognitive pourrait être appelée la "thérapie du bon sens". Pensées automatiques Le cognitivisme est avant tout une science de la pensée. On analyse donc ce qui, dans les pensées, modes de pensées, dans les croyances, disfonctionne et génère le mal-être. Penser, chez l’être humain se concrétise, schématiquement de deux manières : Pensées
automatiques
Ex : « ça n’arrive qu’à moi », «de toute façon je vais me planter », «il ne me supporte pas … » Ce mode de
pensée est donc automatique, immuable et constant : la pensée
contrôle le sujet
Pensées
rationnelles
Du choix entre
ces deux modes de réponses de la pensée dépend l'équilibre
du sujet.
Remettre en cause ses a-priori, c’est se permettre de repartir sur de nouvelles bases, de rendre possible le changement, de générer d’autres comportements chez soi et, en interrelation chez les autres. Distorsions Les distorsions de la pensée sont le fruit d’interférences arbitraires du sujet sur ses pensées. Ces processus bien entendu, nourrissent et aggravent le mal-être. Lectures
de pensées : l’individu pense savoir ce que pensent les autres
sur lui-même.
Affirmation
sans preuve : ce sont la plupart du temps des prédictions aléatoires,
à la forme négative.
Maximalisation
et minimalisation : Tendance à surestimer les échecs,
à sous estimer les réussites.
Généralisations
abusives
Tout ou
rien :
Déduction
abusive ou sélective : tendance à ne retenir que ce qui
sert l’idée anxiogène, en le sortant de son contexte.
Personnalisation
excessive des événements : ramener les événements
à soi.
Flêche descendante Intéressante, cette technique montre la tendance du sujet stressé (et anxieux) à choisir l’option la plus défavorable ou pessimiste. Cette démarche cognitive est d’ailleurs tellement développée que l’individu n’envisage plus que cette hypothèse catastrophiste. Il se focalise sur une des facettes de la réalité qui s’offrent à lui.
La flèche descendante est une technique de découverte par le sujet de ses schémas cognitifs de fonctionnements. La vision plus globale des hypothèses permet de recadrer le regard qu’il porte sur le monde. Restructuration Cet ensemble de techniques va permettre de dévoiler au sujet ses propres processus cognitifs pour pouvoir les remettre en cause, construire une autre représentation de la réalité. En cela, l’approche cognitive est un outil important. Cette « mutation » cognitive, nécessaire, est un élément fondateur du changement en thérapie. Thérapie comportementale - Notions La thérapie comportementale est construite sur le modèle de l’apprentissage, du conditionnement plus particulièrement. Il s’agit de mettre en place un nouvel apprentisage à la place d’un ancien, non-adapté au bien-être. La plus répandue des techniques, utilisée d’ailleurs dans le traitement comportemental de la boulimie est la désensibilisation systématique : on expose le sujet au stimulus anxiogène afin qu’il s’habitue, apprenne une nouvelle réponse. On demandera par exemple à une personne boulimique de retarder le début d'une crise. On parle beaucoup des thérapies comportementales, au regard d’un certain succès voire d’une certaine mode. Mais si succès il y a, c’est à la faveur également d’autres facteurs parmi lesquels une restructuration cognitive qui se met en place au fil des expositions. Exposition Quelques règles comportementales sont utiles à connaître : 1) L’anxiété
baisse si on prolonge l’exposition.
2) Le degré
maximal d’anxiété baisse si on répète les expositions.
3) La durée
de l’anxiété baisse si on répète les expositions.
L’idéal en thérapie est d’aboutir à des expositions qui n’en soient pas : avoir travaillé en amont avec une telle efficacité, que l’exposition devient naturelle, non-problématique.
Anxiété sociale et Thérapies cognitives et comportemantales Les troubles anxieux sont éminemment cognitifs : croyances, règles, schémas conditionnent la réaction anxiogène (pensées dysfonctionnelles sur soi les autres, le monde…) La TCC apporte les outils de remise en cause de ces systèmes de représentation inadaptés au bien-être. La résolution d’un trouble anxieux correspond systématiquement à une mutation cognitive. La thérapie cognitive peut constituer un outil de cette évolution. La part comportementale des TCC peut également fournir différents apports : exposition aux situations anxiogènes, désensibilisation progressive, apprentissage des habiletés sociales, de l’affirmation de soi, de l’expression des émotions… Même si la TCC et ses techniques sont d’une influence mitigée sur les processus inconscients, elle permet entre autres au sujet de s’installer dans une démarche agissante, de participer à la remise en cause du trouble anxieux et de développer des compétences et ressources utiles. Bibliographie
Sophrologie / Relaxation La relaxation - Définition : recherche d’un état naturel Lorsqu’on évoque la relaxation, on pense volontiers à une activité de salon plus ou moins ésotérique, sorte de ramollissement somnolent. Il n’en est rien. Etymologiquement «Relaxer» signifie «re-libérer», à l’image du prisonnier qu’on relaxe. Il s’agit ici de libérer des ressources et énergies nouvelles, présentes en chacun de nous. Le relâchement, tout comme la tension sont des états naturels. Chaque fibre musculaire a deux possibilités : se contracter ou se relâcher. Culture et
société modernes nous apprennent à ne pas se laisser
aller. L’éducation est également un facteur déterminant.
L’individu, au fil de son histoire oublie le chemin qui mène au
relâchement.
Se relaxer
n’est donc pas un phénomène artificiel ou extérieur.
Il s’agit de retrouver et de libérer des compétences perverties
par l’histoire de l’individu : la relaxation existe en nous de manière
naturelle, se relaxer, c’est donc aussi progresser dans la connaissance
de soi-même.
Dialogue tonique Tonus musculaire La physiologie de l’individu présente deux types de muscles : - Muscles lisses (ou muscles blancs) : leur contraction est autonome, involontaire ou soumise au système nerveux végétatif. - Muscles striés (ou muscles rouges ou muscles squelettiques) : unissant les os, ils permettent la mobilité du sujet. La contraction de ces muscles est volontaire, soumise au contrôle cérébral. Ce sont les
muscles striés, muscles volontaires, qui nous intéressent
ici. Ces muscles sont maintenus dans un état de contraction partiel
mais permanent : le tonus musculaire, qui permet par exemple de maintenir
le corps dans une situation donnée. Ce seuil minimal de contraction
est bien entendu variable selon l’individu.
Régulation
- Dérèglement du tonus musculaire : agressé, le sujet se contracte exagérément. Cette dépense d’énergie ne lui permet pas d’agir correctement pour résoudre le problème. D’autres sollicitations surgissent. N’ayant pas retrouvé tout son tonus musculaire, cette nouvelle agression est encore plus mal vécue que la précédente… La tension devient chronique. - Régulation
du tonus musculaire : le tonus musculaire est plus bas. L’agression ne
crée pas ou pu de tensions. Le sujet peut réagir, avoir accès
à ses ressources puis retrouver rapidement et aisément son
état de départ.
Fonction
et dialogue tonique
Dans ce cadre, la relation à soi et au monde dépend essentiellement du dialogue tonique que l’individu peut mettre en place. Répondre aux demandes de manière sereine, dans un corps libre et épanoui, établir une relation non-tensionnelle. Ce dialogue
est autant physiologique que psychologique. C’est d’ailleurs là
une de ses spécificités. Réconciliant intellect et
corporalité, il apporte à l’individu une juste et libre appréciation
de la vie en relation. La maîtrise de ce dialogue est le but de la
relaxation.
Pratique de la relaxation Enseignement
Attention
Le lâcher-prise Il s’agit certainement d’une des notions les plus importantes du développement de l’individu et de l’abord de ses dysfonctionnements. Le lâcher prise est généralement perçu comment un renoncement, une non-activité : on s’abandonne. Il s’agit au contraire d’un élément opérateur par excellence : il sous-tend une disposition mentale nouvelle, génératrice de progrès. Hors des stimulations
externes, des divers déterminismes, on peut intérioriser
une démarche, se concentrer sur soi, sur sa propre réalité
agissante. L’efficacité de l’individu dans un processus thérapeutique
de changement passe nécessairement par sa capacité à
lâcher-prise.
La sophrologie - Définition Étymologiquement, la sophrologie est l"Etude de la conscience en harmonie". Il est question plus clairement de développer la conscience humaine. La sophrologie est une méthode d’étude et de développement de la conscience, la conscience étant ici la « connaissance immédiate que chacun possède de son existence, de ses actes et du monde extérieur ». En élargissant la perception par l'individu des éléments physiques et psychologiques qui le définissent, le sophrologue favorise l'expression de tout son potentiel, permet d'harmoniser l'être avec son existence, d'épanouir sa personnalité dans sa globalité et de contrôler la régulation de son fonctionnement corporel et psychique. Il est question
d’épanouissement personnel, d’équilibre, de connaissance
et de maîtrise de soi : en développant toutes ses potentialités,
l’individu élargit son champ de conscience, c’est à dire
la manière de s’appréhender et d’appréhender le monde.
Outil à prendre conscience Sophrologie signifie éthymologiquement l'étude de la conscience en harmonie Il s’agit d’une méthode d’étude et de développement de la conscience, la conscience étant ici la « connaissance immédiate que chacun possède de son existence, de ses actes et du monde extérieur ». En empruntant
à Mr Vittoz les principes de sa rééducation psychosensorielle,
l’homme a deux facultés : émettre et recevoir :
En sophrologie, le sujet développe sa réceptivité, élargit son champ de conscience, c’est à dire la manière de s’appréhender, d’appréhender les autres et d’appréhender le monde. La pratique sophrologique constitue donc un outil à prendre conscience. Elle rejoint en cela les idées phénoménologiques. Loin de toute démarche analytique, on porte son attention sur des phénomènes, vécus et intégrés. Le bébé n’a un rapport avec ce qui l’entoure que sous la forme d’images sensorielles (chaud / froid, agréable/désagréable, …). Ce n’est qu’avec la conceptualisation par le langage qu’il quitte la sensation « pure » et commence à émettre et à prendre sa réelle dimension cognitive. Les pensées, schémas de représentations, images mentales, façonnées par l’individu en inter-relation avec le milieu dans lequel il évolue proposent alors une vision du monde déformée, réductrice voire dysfonctionnelle. La sophrologie permet un juste retour au phénomène, à la sensation. Libéré de tout déterminisme, le sujet peut être en contact avec lui même, développer ses potentiels, se connaître mieux, élargir un champ de conscience jusque là entravé et réduit. Si l’on considère
la sophrologie comme un « outil à prendre conscience »,
plus qu’une discipline isolée, il s’agit plutôt d’un moyen
efficace d’exponentialiser, de développer toute démarche,
pédagogique, thérapeutique ou prophylactique et ainsi d’en
accroître les effets.
Le schéma corporel Les difficultés que vit un individu trouvent nécessairement leurs racines dans une disharmonie :
Disharmonie entre l'individu et les autres : "On se fiche de moi" Disharmonie entre l'individu et le monde : "Tout est contre moi" La sophrologie permet à l'individu de prendre conscience de sa réalité physique, sans interférences des déterminismes sociaux, familiaux ou psychologiques. La prise de conscience en tant que réalité vécue de son schéma corporel est le chemin aussi sur qu'incontournable de la révélation d'un individu à lui-même. Le corps et le monde des sensations sont les témoins indiscutable d'une rencontre authentique. Principe d'action positive Définition N'importe quelle
action, sensation positives, vécues par l'être humain
sous quelque apparence que ce soit, a des conséquences positives
sur l'ensemble de sa conscience.
Pourquoi le positif? L'homme moderne, malade ou non, n'enregistre le plus souvent dans la vie que des faits négatifs. Le corps n'est envisagé que dans la douleur. Les pensées ou les images mentales sont négatives. Ce phénomène entraîne nécessairement un climat psychologique néfaste. Les expériences positives enracinent et justifient l'individu. Il ne s'agit pas de tomber dans un optimisme béat, mais plutôt de redonner au positif sa fonction constructrice. En sophrologie, on ne considère plus le passé comme une succession de catastrophes, mais on considère les périodes, actions ou sensations de bonheur passées, en partie oubliées. On les vit, corporellement, mentalement. On réhabilite le corps, la fonction sentiment, et cela de manière positive. Ce vécu positif rappelé à la conscience permet d'élargir son champ d'expression, de soulager les difficultés vécues "ici et maintenant" et d'envisager l'avenir de manière plus ouverte. Toute construction se fait sur des sensations positives. Réalité objective La démarche sophrologique s’inscrit dans le réel. Il ne s’agit nullement de se couper du réel mais de s’y adapter, de, développer des ressources adaptées à l’environnement, aux situations. L'imagination Définition
Réhabilitation
La recherche d’une évolution, d’un état, de sensations en sophrologie passe donc par une réhabilitation de l’imaginaire et par son utilisation en tant qu'outil de développement personnel, d'évolution ou de changement. La respiration Respiration - Emotion La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neuro-végétatif que l’homme puisse maîtriser. Participant à la régulation du système nerveux, de la circulation sanguine, la fonction respiratoire est bien entendu capitale d’un point de vue physiologique. D’un point de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver. Mais, dans le cadre de la gestion émotionnelle, l’important est de constater que cette relation est bilatérale : La vie psychique
influe sur la respiration.
Fonction
respiratoire
Dans les respirations superficielles, irrégulières, arythmiques, le diaphragme est souvent bloqué. Des tensions musculaires contrarient la liberté du souffle, ce qui impose à l’individu un surcroît d’effort. En lui redonnant
sa mobilité, on accroît la ventilation pulmonaire, on masse
le plexus solaire, on tonifie la région abdominale.
La vie respiratoire La respiration abdominale est celle du bébé et du jeune enfant avant apprentissage, celle des dormeurs profonds et des animaux. L'éducation ("Tiens-toi droit!", "rentre ton ventre"), la vie sociale modifient la respiration naturelle et profonde : elle devient thoracique et superficielle. Une respiration
libre, calme et diaphragmatique assure un meilleur équilibre émotionnel.
En respirant amplement, on détend les muscles intercostaux et on libère la cage thoracique, crispations souvent liées à la peur, la timidité, la rigidité morale, … Une respiration complète, équilibrée et stable (enracinement), permet la prise de conscience de l’individu dans sa globalité. Futurisation Acceptation progressive Il s’agit de vivre, en état de relaxation et par l’intermédiaire de l’imagination, une situation, un événement à venir sous un angle positif. Se projeter confiant et maître de soi, très concrètement, dans un événement qui habituellement pose problème libère de nouveaux axes du possible. L’horizon de l’individu s’élargit, il s’en imprègne : « cela peut bien se passer ». Correction
sérielle
Relaxation et états de conscience Etat Alpha
Ondes bêta : ce sont les ondes émises lors de l’éveil, de toute activité. Elles sont de faibles amplitude et rapides : 14 à 20 cycles/secondes. La panique peut par exemple faire accélérer ses ondes jusqu’à 50 cycles/seconde. Ondes Alpha : ce sont les ondes émises par le cerveau lors e l’endormissement ou de l’éveil. etat de bord du sommeil que l’on retrouve dans une séance de relaxation. Le relâchement musculaire entraîne le lâcher prise mental que le relevé de ces ondes manifestent : 7 à 14 cycles/seconde) Ondes thêta : c’est la phase de sommeil léger : 4 à 7 cycles par seconde Ondes delta : elles correspondent au sommeil profond et en ralentissant encore au coma : 1 à 4 cycles/seconde. Etat de
relaxation et états de conscience
- lorsque nous nous réveillons. - lorsque nous
sommes sur le point de nous endormir. Cet état (sophronique pour
les sophrologues) est notamment appelé « du bord du sommeil
».
D’un état pathologique, le sujet évolue vers un état normal (ou non pathologique). Mais l’évolution ne s’arrête pas là. L’état de conscience sophronique est recherché, sorte d’hyper-conscience, vigilante, libérée de toute pensée et crispation parasites et donc prête à accueillir pleinement toute sollicitation ou remise en cause. Cet état de bien-être (au sens propre), agréable par lui-même, est avant tout un outil d’évolution et de changement. Il a de multiples intérêts. En état de relaxation (niveau sophroliminal) : - La détente
psycho-corporelle apporte un bien-être immédiat.
-
...
Relaxation dynamique La relaxation dynamique pratiquée en sophrologie est adaptée au réel, à l’homme moderne. Quittant la dimension statique de nombreuses méthodes de relaxation, il s’agit, en état de relaxation, d’activer la prise de conscience par l’individu de sa réelle dimension. L’individu est tout d’abord guidé dans un enchaînement d’exercices qui révèle le sujet à lui-même, par l’expérience vécue et intégrée de sa corporalité. De nombreuses disciplines témoignent de zone-types de blocages (chakras, centres energétiques…). Il ne s’agit pas ici d’analyser, mais de vivre pleinement cette dimension corporelle en ouvrant la conscience à ces zones privilégiées. La relaxation dynamique, à travers des tensions douces, alternance de mouvement et de repos est un « outil » à prendre conscience : instrument de conquête par l’homme de sa corporalité, de sa prise de conscience d’un schéma corporel toujours évolutif. Les mouvements s’effectuent essentiellement en rétention : inspiration – rétention / mouvement – expiration. Puisqu’il s’agit de s’ouvrir aux phénomènes, les pauses d’intégration suivant le mouvement constituent l’étape la plus importante. On a pris conscience, on intègre ces sensations ici et maintenant sans a priori ou interprétation. Respiration et enracinement Se relaxer debout est une chose étrange, mais essentielle car adaptée au réel. Quand il y a difficulté, tension, mal-être, c’est en relation avec soi, les autres ou le monde. La position première est alors la station debout. Difficile position, lieu d’un dilemme entre exigences extérieures et ressentis intérieurs : être présent à soi et au monde. Position juste que l’enfant possède, installé dans son centre de gravité mais pervertie par les enjeux de nos exigences, celles des autres ou du monde qui nous entoure.
Se recentrer, c’est se retrouver pleinement : homme debout, responsable, libéré, en pleine confiance, installé autant en lui-même que dans le monde qui l’entoure, ressentant un juste équilibre entre être et paraître, entre présence à soi et au monde. Le hara : il
s’agit du centre de gravité originel, expérimenté
par l’enfant qui se tient debout, le bas-ventre. Naturel, ce centre a été
expérimenté et vécu par tous. Là encore, il
ne s’agit pas d’une construction de l’esprit ou d’une démarche artificielle
mais d’un retour au source.
Illustration : Centre de gravité bas, respiration ventrale, jambes légèrement pliées ne gardant que les tensions nécessaires, pieds bien en appui sur le sol, assise du bassin.
Anxiété sociale et sophrologie, relaxation Les techniques psycho-corporelles permettent de développer la compréhension des phénomènes et les compétences du sujet. elles permettent de mettre en place des outils de gestion de l’anxiété naturels et efficaces, entre autres dans les moments de forte anxiété, voire de crise paroxystique de type crise de panique. Dans le cadre de l’anxiété sociale, détente et respiration sont des compléments idéaux de l’apprentissage des habiletés sociales… Le schéma corporel en tant que réalité vécue est le premier support du moi, ici, maintenant, état de conscience mobilisant des processus opposés aux mécanismes anxieux. Il permet de recadrer la perception de la réalité sur la corporalité et l'état présent. Bibliographie sophrologie et relaxation
Présentation
Cette
approche n'a absolument rien à voir avec l'hypnose de spectacle
que chacun a pu observer.
Il
est plus juste d'ailleurs de parler de communication ericksonienne. Le
but de l’hypnose ericksonienne est de permettre au patient d'accéder
à son inconscient et ses ressources dans l'optique de la résolution
d'un problème. Les possibilités de cette approche sont donc
en théorie illimitées.
Les
vertus thérapeutiques sont également très importantes,
le sujet se venant lui-même en aide, décidant de ses changements,
prenant les décisions qui lui conviennent.
L’hypnose
ericksonienne est non-directive (rien n'est imposé), le sujet et
ses aspirations sont bien entendu respectés. L'efficacité
de la méthode serait d'ailleurs nulle dans le cas contraire.
Questions fréquentes sur l'hypnose ericksonnienne Quelles
différences entre hypnose traditionnelle et hypnose ericksonienne?
L'hypnose
traditionnelle se fonde sur la suggestibilité de 30% de la population.
Elle fonctionnera donc avec une personne sur trois, mais aura des effets
limités dans la durée (quelques semaines) Cette démarche
traditionnelle ne respecte pas l'écologie du sujet (en lui imposant
des comportements, pensées, ... qui ne sont pas les siens) est peut
donc avoir des effets pervers.
En
hypnose ericksonienne, intégrité, libre choix sont entièrement
respectés. On aide simplement la personne à trouver ses solutions,
ses ressources sans dirigisme quelconque. D'ailleurs, si la personne se
sentait entravée ou influencée, elle pourrait tout à
fait quitter sont état d'hypnose et quitter la pièce. En
hypnose ericksonienne, on ne peut imposer à quelqu'un quelque chose
qu'il ne veut pas faire ou qui ne lui convient pas.
Qu'est-ce que l'état d'Hypnose? L'hypnose
est un état modifié de conscience naturel, état que
nous traversons tous au cours de la journée sans nous en rendre
compte (lorsque nous sommes absorbés par un film au point d'oublier
ce qui nous entoure...)
Le
thérapeute ericksonien ne fait qu'utiliser cet état naturel
Est-ce
que tout le monde est hypnotisable?
Oui,
puisqu'il s'agit d'un état naturel. Les moyens d'accéder
à cet état vont simplement être différents selon
l'individu.
Serai-je
conscient pendant la séance d'hypnose ?
Oui.
L'hypnose est simplement un état de conscience modifié (comme
quand on est dans la lune). Oui, on est conscient, on peut décider
de ses actes et on garde son libre arbitre.
Peut-on
m'imposer quelque chose?
Non.
Toute proposition qui va contre votre volonté, vos valeurs... vous
fera sortir de votre état de conscience modifié.
Hypnose et objectif Chère
également à la PNL, la détermination d’objectif est
un élément fondateur de la démarche de changement.
Changer, mais pour partir de quoi pour aller où ?
En
cas d’approximation, de nombreux malentendus peuvent se mettre en place
:
-
L’objectif est en fait celui du thérapeute
-
L’objectif est atteint mais personne ne s’en rend compte, faute de l’avoir
clairement défini.
-
L’objectif est inconnu, la relation thérapeutique devient une espèce
de flou artistique illusoire et vide de sens.
-
etc…
Mettre
en place une démarche de changement, c’est donc tout d’abord définir
un(des) objectif(s). Exemple de structure de détermination d’objectif
:
1) Objectif
lui-même : énoncé clair et précis, réaliste,
sans distorsion, omission… ex : « Je voudrais aller bien »
est un exemple d’objectif vague et insondable. « Aller bien »
peut vouloir dire tellement de choses. Il faut donc définir, matérialiser,
poser les « bornes » de ce désir…
2)
En quoi est-ce important pour le sujet. Pour atteindre un objectif,
il est nécessaire d’être motivé et le sujet lui-même
a besoin de préciser ces motivations, voire d’en prendre conscience.
Il y a dans cette question des valeurs, sentiments importants, prépondérants.
Mis à jour, ils « boostent » la motivation à
changer.
3)
Quand le sujet saura-t-il qu’il a atteint l’objectif ?
Là
aussi, important de poser le cadre de réalisation, qui pourrait
fluctuer, être vague et créer de l’insatisfaction chronique,
du découragement… Quand on est anxieux par exemple, on focalise
sur un domaine, mais on oublie vite qu’on a focalisé. Installé
dans le « toujours plus », on ne se rend pas compte des progrès,
paliers pourtant necessaires car moteurs d’une évolution.
4)
Contexte de réalisation : quand, où, comment…. ?
Bien
décrire ce contexte, c’est déjà poser le germe du
changement, se projeter, se voir ayant atteint l’objectif. C’est également
peut-être se découvrir différent de ce qu’on aurait
pu supposer.
5)
Ecologie : y-at-il un problème à changer ? Question
un peu surprenante, mais qui est souvent prépondérante :
quand un individu change, c’est tout un système auquel il appartient
qui évolue avec lui. Anticiper cela, c’est mettre à jour
des obstacles au changement. Ex : quelqu’un souffrant du TPA (agoraphobie)
a l’habitude d’être accompagné. Une fois le problème
réglé, que fera la personne qui accompagnait avant et qui
perd ce statut contra-phobique ? |