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THERAPIES


Voici un aperçu des approches que je pratique dans une thérapie de l'anxiété sociale. Elles sont efficaces quand elles sont utilisées de manière intégrative : prendre dans chaque discipline ce qui est pertinent dans le cadre d'une difficulté et d'une personnes données. Il ne s'agit pas de s'enfermer dans une pratique mono-focale. 
 
 
Approche cognitive et comportementale
Relaxation dynamique Bibliographie
Définition Respiration et enracinement Anxiété sociale et PNL
Nous pensons Anxiété sociale et sophrologie, relaxation Thérapie orientée solutions
Pensée et émotion Bibliographie Orientation solutions
Pensées automatiques Hypnose ericksonienne
Perspective des points forts
Distorsions Présentation Présupposés
Flêche descendante Questions fréquentes sur l'hypnose Eléments de T.O.S.
Restructuration Hypnose et objectif Bibliographie
Thérapie comportementale - Notions Conscient et inconscient Thérapie stratégique
Anxiété sociale et TCC Hypnose et transe Présentation
Bibliographie
Relation thérapeutique et changement
Affirmation de soi
Sophrologie - Relaxation
Hypnose et regression Rétention et expression
Relaxation : définition Prescription de tâches Affirmation de soi
Dialogue tonique Psychobiologie - Erickson, Rossi Passif, agressif et affirmé
Pratique de la relaxation Métaphores
Lâcher-prise Anxiété sociale et hypnose ericksonienne Informations entrantes
Sophrologie - définition Bibliographie Informations sortantes
Outil à prendre conscience Programmation neuro-linguistique
Schéma corporel Définition Eléments de communication
Principe d'action positive Présupposés PNL Communication non-verbale
Réalité objective Perception - Canaux sensoriels
Imagination Niveaux logiques
Respiration Submodalités
Futurisation Ancrage
Relaxation et états de conscience Croyance et apprentissage
 
Approche cognitive et comportementale

"Dans une casserole, il y a un désordre apparent, mais si l'on tire sur un spaghetti on peut le suivre du début à la fin." 
 Kjell Nordstroem


Définition

La thérapie cognitive s’installe peu à peu à partir des années 60, avec T. Beck. Travaillant originellement sur la dépression, il relève l’existence de blocages cognitifs au changement : pensées automatiques, dialogue intérieur… Loin de la psychanalyse, ces processus de pensées portent sur des sujets bien « concrets ». A partir de ce constat va se mettre en place un modèle cognitif, adaptable notamment aux troubles anxieux.

L’approche cognitivo-comportementale (pour parler plus simplement, l’analyse des pensées, croyances et des comportements qu’elles provoquent) est un élément essentiel et fondateur de toute démarche thérapeutique. 

Chaque être humain vit des situations. Ces situations sont interprétées par l'intermédiaire de pensées (autoverbalisations) ou d'images mentales (dialogue intérieur). 
De ces pensées, croyances et représentations mentales dépendront l'humeur et le comportement de l’individu. 

Le système cognitivo-comportemental de l'individu pourrait être représenté comme suit : 




Les thérapies cognitives et comportementales étudient ce système, mettent en valeur des disfonctionnement ou distorsions au niveau cognitif (pensées, ...). L'approche cognitive a pour but de  restructurer ces schémas. 
Les différents types de distorsions cognitives, de pensées dysfonctionnelles sont identifiés, définis et expliqués afin de pouvoir ensuite les remettre en cause, les modifier ou les éliminer et permettre ainsi de nouveaux comportements plus adaptés. 

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Nous pensons

« Je pense donc je suis »

A tout moment nous pensons. Ce qui est cognitif regroupe les pensées, système de représentation, images mentale que nous mettons en place entre nous et la réalité. Ce système de représentation s’établit en fonction de nombreux filtres, détaillés précédemment. Nous construisons donc notre propre lecture de la réalité.

Ce que nous pensons
« J’en pense plus de bien que de mal », « j’en pense plus de mal que de bien ».

Si on mène  l’enquête, on se rend compte que chaque individu va avoir une lecture personnelle de la réalité, plus ou moins adaptée au bien-être. Schématiquement, cette adaptation va se révéler par la proportion de pensées négatives et positives : 

La restructuration cognitive va donc avoir notamment pour but de rétablir un certain équilibre, diminuer les proportions du négatif, augmenter celles du positif, cela non pas en sombrant dan un positivisme béat mais en observant la réalité le plus objectivement possible. 
 
 

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Pensée et émotion

« Nous ressentons ce que nous pensons »

C’est là un élément essentiel. Si nous reprenons le schéma précédemment utilisé, il y a un lien à bien intégrer.  Ce n’est pas la réalité que nous ressentons mais ce que nous pensons de la réalité.

On vit une situation, on en pense quelque chose. De ce qui est pensé découleront et dépendront les émotions, comportements.

Il y a quelques années je travaillais avec une jeune phobique sociale. Elle ne voulais plus sortir. Nous découvrîmes qu’elle  avait un grand-père dont le dicton favori était : « l’homme est un loup pour l’homme ». Peu à peu, elle avait intégré ce dicton, le posant comme une vérité absolue. Tout le monde lui reprochait de ne pas vouloir sortie. Je lui dis à l’époque : « Tu as entièrement raison de ne pas sortir. Aller au milieu des loups, moi non plus je ne le ferai pas ». Elle me considéra autrement, et nous avions pu alors commencer à travailler sur cette vision du monde. Etait-ce vrai ? Etait-on tous des loups ? (A la fin je l’accueillais d’ailleurs en hurlant à la mort !). Ayant recadré ce système de pensée, modéré sa croyance, elle a pu ressortir. 

Une croyance n’est pas une vérité, une croyance est une théorie sur la vie énoncée à travers de nombreux filtres, tenue comme vraie, absolue mais non-vérifiée. 

L’ émotion est justifiée, est en cela complètement respectable quelle qu’elle soit, mais la pensée en amont ne l’est pas. En cela, la thérapie cognitive pourrait être appelée la "thérapie du bon sens".

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Pensées automatiques

Le cognitivisme est avant tout une science de la pensée. 
On analyse donc ce qui, dans les pensées, modes de pensées, dans les croyances, disfonctionne et génère le mal-être. 
Penser, chez l’être humain se concrétise, schématiquement de deux manières : 

Pensées automatiques 
Ce mode de pensée n’est pas contrôlé ou conscient. 
L’individu est passif. Ses pensées s’imposent à lui-même comme des schémas prédéfinis issus de l’observation (subjective et déformée) par le sujet de lui-même de son environnement et de toutes leurs interactions. 

Ex : « ça n’arrive qu’à moi », «de toute façon je vais me planter », «il ne me supporte pas … » 

Ce mode de pensée est donc automatique, immuable et constant : la pensée contrôle le sujet 
 

Pensées rationnelles
Mode de pensée contrôlé et conscient (autant que cela est possible et envisageable). Il s’agit d’une pensée intentionnelle, plus ponctuelle. 
Face à un événement, on ne réagit pas automatiquement, on ne se laisse pas influencer par un vécu, des interprétations abusives et mécaniques. 
On prend du recul, on recherche une démarche logique et rationnelle : Le sujet contrôle la pensée. 
 

Du choix entre ces deux modes de réponses de la pensée dépend l'équilibre du sujet. 
La démarche cognitive propose de s’interroger sur ces pensées automatiques et leur mise en place, pour, dans un second temps les remplacer par des observations plus rationnelles et conformes à la réalité. Le sujet reprend le contrôle de ses pensées et de leur pertinence. 

Remettre en cause ses a-priori, c’est se permettre de repartir sur de nouvelles bases, de rendre possible le changement, de générer d’autres comportements chez soi et, en interrelation chez les autres. 

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Distorsions

Les distorsions de la pensée sont le fruit d’interférences arbitraires du sujet sur ses pensées. 
Ces processus bien entendu, nourrissent et aggravent le mal-être. 

Lectures de pensées : l’individu pense savoir ce que pensent les autres sur lui-même. 
Ex :  « Ils me prennent pour un imbécile » 

Affirmation sans preuve : ce sont la plupart du temps des prédictions aléatoires, à la forme négative. 
Ex :  « De toute façon, on ne va pas y arriver » 

Maximalisation et minimalisation : Tendance à surestimer les échecs, à sous estimer les réussites. 
Ex :  «Là, de toutes façons, c’était trop facile. Tout le monde pouvait le faire. » 

Généralisations abusives 
Ex :  « les hommes sont des... » 

Tout ou rien : 
Ex :  « on existe que quand on gagne» 

Déduction abusive ou sélective : tendance à ne retenir que ce qui  sert l’idée anxiogène, en le sortant de son contexte. 
Ex :  « Il ne m’a pas passé le sel. Tu vois qu’il ne m’aime pas » 

Personnalisation excessive des événements : ramener les événements à soi. 
Ex :  «Tout ce qui arrive est de ma faute» 

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Flêche descendante

Intéressante, cette technique montre la tendance du sujet stressé (et anxieux) à choisir l’option la plus défavorable ou pessimiste. Cette démarche cognitive est d’ailleurs tellement développée que l’individu n’envisage plus que cette hypothèse catastrophiste. Il se focalise sur une des facettes de la réalité qui s’offrent à lui. 
 
 

La flèche descendante est une technique de découverte par le sujet de ses schémas cognitifs de fonctionnements. La vision plus globale des hypothèses permet de recadrer le regard qu’il porte sur le monde.

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Restructuration

Cet ensemble de techniques va permettre de dévoiler au sujet ses propres processus cognitifs pour pouvoir les remettre en cause, construire une autre représentation de la réalité. En cela, l’approche cognitive est un outil important. Cette « mutation » cognitive, nécessaire, est un élément fondateur du changement en thérapie. 

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Thérapie comportementale - Notions

La thérapie comportementale est construite sur le modèle de l’apprentissage, du conditionnement plus particulièrement. Il s’agit de mettre en place un nouvel apprentisage à la place d’un ancien, non-adapté au bien-être.

La plus répandue des techniques, utilisée d’ailleurs dans le traitement comportemental de la boulimie est la désensibilisation systématique : on expose le sujet au stimulus anxiogène afin qu’il s’habitue, apprenne une nouvelle réponse. On demandera par exemple à une personne boulimique de retarder le début d'une crise.

On parle beaucoup des thérapies comportementales, au regard d’un certain succès voire d’une certaine mode. Mais si succès il y a, c’est à la faveur également d’autres facteurs parmi lesquels une restructuration cognitive qui se met en place au fil des expositions. 

Exposition

Quelques règles comportementales sont utiles à connaître : 

1) L’anxiété baisse si on prolonge l’exposition.
L’anxiété monte puis stagne, puis baisse. Il n’y a pas de bénéfice à l’exposition si on quitte la situation pendant la montée (échappement) mais augmentation de l’anxiété relative à la dite situation.. Pour qu’il y ait habituation (diminution et/ou disparition du conditionnement anxiogène), il est nécessaire de quitter la situation quand l’anxiété se réduit et/ou a disparu.

2) Le degré maximal d’anxiété baisse si on répète les expositions.
Si on répète une situation, elle est de moins en moins anxiogène. 

3) La durée de l’anxiété baisse si on répète les expositions.
Si on répète une situation, le degré d’anxiété revient de plus en plus vite à la normale.

L’idéal en thérapie est d’aboutir à des expositions qui n’en soient pas : avoir travaillé en amont avec une telle efficacité, que l’exposition devient naturelle, non-problématique. 

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Anxiété sociale et Thérapies cognitives et comportemantales

Les troubles anxieux sont éminemment cognitifs : croyances, règles, schémas conditionnent la réaction anxiogène (pensées dysfonctionnelles sur soi les autres, le monde…) La TCC apporte les outils de remise en cause de ces systèmes de représentation inadaptés au bien-être. La résolution d’un trouble anxieux correspond systématiquement à une mutation cognitive. La thérapie cognitive peut constituer un outil de cette évolution. La part comportementale des TCC peut également fournir différents apports : exposition aux situations anxiogènes, désensibilisation progressive, apprentissage des habiletés sociales, de l’affirmation de soi, de l’expression des émotions… Même si la TCC et ses techniques sont d’une influence mitigée sur les processus inconscients, elle permet entre autres au sujet de s’installer dans une démarche agissante, de participer à la remise en cause du trouble anxieux et de développer des compétences et ressources utiles.

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Bibliographie

 
 
Manuel de thérapie comportementale et cognitive / B. Samuel-Lajeunesse, ... / Dunod
L'entretien en thérapie comportementale et cognitive / C. Mirabel-Sarron, L. Vera / Dunod
Les thérapies comportementales et cognitives / N. Jarousse / Ellébore
Précis de thérapie cognitive / C. Mirabel-Sarron, B. Rivière / Dunod
Les thérapies cognitives / J. Cottraux / Retz
Les thérapies comportementales et cognitives / J. Cottraux / Masson
Thérapie cognitive de la dépression / I.M. Blackburn / Masson
Précis de Thérapie comoportementale et cognitive / G. Mihaescu / Editions Médecine et hygiène
Dictionnaire de psychothérapie cognitive et comportementale / D. Nollet / Ellipses
Les bases de la psychothérapie / O. Chambon, M. Marie-Cardine / Dunod

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Sophrologie / Relaxation


La relaxation - Définition : recherche d’un état naturel

Lorsqu’on évoque la relaxation, on pense volontiers à une activité de salon plus ou moins ésotérique, sorte de ramollissement somnolent. 
Il n’en est rien. Etymologiquement «Relaxer» signifie «re-libérer», à l’image du prisonnier qu’on relaxe. 

Il s’agit ici de libérer des ressources et énergies nouvelles, présentes en chacun de nous. 

Le relâchement, tout comme la tension sont des états naturels. 

Chaque fibre musculaire a deux possibilités : se contracter ou se relâcher. 

Culture et société modernes nous apprennent à ne pas se laisser aller. L’éducation  est également un facteur déterminant. L’individu, au fil de son histoire oublie le chemin qui mène au relâchement. 
Pratiquer la relaxation, c’est guider corps et esprit vers la redécouverte de cet état physiologique inscrit dans la mémoire cellulaire. 

Se relaxer n’est donc pas un phénomène artificiel ou extérieur. Il s’agit de retrouver et de libérer des compétences perverties par l’histoire de l’individu : la relaxation existe en nous de manière naturelle, se relaxer, c’est donc aussi progresser dans la connaissance de soi-même. 
 
 

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Dialogue tonique

Tonus musculaire

La physiologie de l’individu présente deux types de muscles : 

- Muscles lisses (ou muscles blancs) : leur contraction est autonome, involontaire ou soumise au système nerveux végétatif. 

- Muscles striés (ou muscles rouges ou muscles squelettiques) : unissant les os, ils permettent la mobilité du sujet. La contraction de ces muscles est volontaire, soumise au contrôle cérébral. 

Ce sont les muscles striés, muscles volontaires, qui nous intéressent ici. Ces muscles sont maintenus dans un état de contraction partiel mais permanent : le tonus musculaire, qui permet par exemple de maintenir le corps dans une situation donnée. Ce seuil minimal de contraction est bien entendu variable selon l’individu. 
 

Régulation
Les chocs, émotions agissent sur la fonction tonique du muscle, d’où l’importance de l’apprentissage de sa régulation en relaxation. Selon ses capacités, le sujet répondra de deux manières à une agression : 

- Dérèglement du tonus musculaire : agressé, le sujet se contracte exagérément. Cette dépense d’énergie ne lui permet pas d’agir correctement pour résoudre le problème. D’autres sollicitations surgissent. N’ayant pas retrouvé tout son tonus musculaire, cette nouvelle agression est encore plus mal vécue que la précédente… La tension devient chronique. 

 - Régulation du tonus musculaire : le tonus musculaire est plus bas. L’agression ne crée pas ou pu de tensions. Le sujet peut réagir, avoir accès à ses ressources puis retrouver rapidement et aisément son état de départ. 
 

Fonction et dialogue tonique
La fonction tonique est au centre de la vie de chaque individu.  Dans sa relation avec lui-même, mais aussi avec son environnement. 

Dans ce cadre, la relation à soi et au monde dépend essentiellement du dialogue tonique que l’individu peut mettre en place. Répondre aux demandes de manière sereine, dans un corps libre et épanoui, établir une relation non-tensionnelle. 

Ce dialogue est  autant physiologique que psychologique. C’est d’ailleurs là une de ses spécificités. Réconciliant intellect et corporalité, il apporte à l’individu une juste et libre appréciation de la vie en relation. La maîtrise de ce dialogue est le but de la relaxation. 
 
 

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Pratique de la relaxation

Enseignement
La relaxation est un enseignement qui tend à l’autonomie du sujet à son développement personnel. Elle nécessite donc une disponibilité minimale, autant intellectuelle que temporelle. Une acceptation, une prise en compte des enjeux, un engagement. 
Le sophrologue ou relaxologue est un pédagogue. Il apporte les outils, techniques, connaissances, un savoir-faire qui manquent au sujet pour accéder à son projet : se retrouver pleinement. 
 

Attention
Lors d’une séance de relaxation, on recherche un état conscient de détente psycho-corporelle. Qui dit conscience dit attention et maîtrise en dehors de toute pensée ou crispation parasites. 
Le but d’un apprentissage de la relaxation dans le cadre de la gestion du stress est de mettre en situation les connaissances acquises. Une attitude concentrative est donc nécessaire : le sujet parvient à de nouvelles sensations, perceptions et connaissances, les conscientise pour les utiliser ensuite de manière judicieuse et efficace. 

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Le lâcher-prise

Il s’agit certainement d’une des notions les plus importantes du développement de l’individu et de l’abord de ses dysfonctionnements. 

Le lâcher prise est généralement perçu comment un renoncement, une non-activité : on s’abandonne. Il s’agit au contraire d’un élément opérateur par excellence : il sous-tend une disposition mentale nouvelle, génératrice de progrès. 

Hors des stimulations externes, des divers déterminismes, on peut intérioriser une démarche, se concentrer sur soi, sur sa propre réalité agissante. L’efficacité de l’individu dans un processus thérapeutique de changement passe nécessairement par sa capacité à lâcher-prise. 
 
 

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La sophrologie - Définition

 Étymologiquement, la sophrologie est l"Etude de la conscience en harmonie". Il est question plus clairement de développer la conscience humaine. 

 La sophrologie est une méthode d’étude et de développement de la conscience, la conscience étant ici la « connaissance immédiate que chacun possède de son existence, de ses actes et du monde extérieur ». 

En élargissant la perception par l'individu des éléments physiques et psychologiques qui le définissent, le sophrologue favorise l'expression de tout son potentiel, permet d'harmoniser l'être avec son existence, d'épanouir sa personnalité dans sa globalité et de contrôler la régulation de son fonctionnement corporel et psychique. 

Il est question  d’épanouissement personnel, d’équilibre, de connaissance et de maîtrise de soi : en développant toutes ses potentialités, l’individu élargit son champ de conscience, c’est à dire la manière de s’appréhender et d’appréhender le monde. 
Il s'agit donc de développement personnel, d'un outil existentiel à but pédagogique, thérapeutique ou prophylactique. 

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Outil à prendre conscience

Sophrologie signifie éthymologiquement l'étude de la conscience en harmonie 

Il s’agit d’une méthode d’étude et de développement de la conscience, la conscience étant ici la « connaissance immédiate que chacun possède de son existence, de ses actes et du monde extérieur ». 

En empruntant à Mr Vittoz les principes de sa rééducation psychosensorielle, l’homme a deux facultés : émettre et recevoir : 
- la pensée émet. 
- la conscience reçoit, sous la forme d’images psycho-sensorielle. 

En sophrologie, le sujet développe sa réceptivité, élargit son champ de conscience, c’est à dire la manière de s’appréhender, d’appréhender les autres et d’appréhender le monde. 

La pratique sophrologique constitue donc un outil à prendre conscience. Elle rejoint en cela les idées phénoménologiques. Loin de toute démarche analytique, on porte son attention sur des phénomènes, vécus et intégrés. 

Le bébé n’a un rapport avec ce qui l’entoure que sous la forme d’images sensorielles (chaud / froid, agréable/désagréable, …). Ce n’est qu’avec la conceptualisation par le langage qu’il quitte la sensation « pure » et commence à émettre et à prendre sa réelle dimension cognitive. Les pensées, schémas de représentations, images mentales, façonnées par l’individu en inter-relation avec le milieu dans lequel il évolue proposent alors une vision du monde déformée, réductrice voire dysfonctionnelle. 

La sophrologie permet un juste retour au phénomène, à la sensation. Libéré de tout déterminisme, le sujet peut être en contact avec lui même, développer ses potentiels, se connaître mieux, élargir un champ de conscience jusque là entravé et réduit. 

Si l’on considère la sophrologie comme un « outil à prendre conscience », plus qu’une discipline isolée, il s’agit plutôt d’un moyen efficace d’exponentialiser, de développer toute démarche, pédagogique, thérapeutique ou prophylactique et ainsi d’en accroître les effets. 
 
 

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Le schéma corporel

Les difficultés que vit un individu trouvent nécessairement leurs racines dans une disharmonie : 

    Disharmonie entre l'individu et lui-même : "je suis moche" 
    Disharmonie entre l'individu et les autres : "On se fiche de moi" 
    Disharmonie entre l'individu et le monde : "Tout est contre moi"
L'individu est sans conteste le dénominateur commun de ces discordances, l'élément fondateur de la problématique humaine. Avant toute chose, il semble  donc logique et incontournable de se pencher sur l'individu, à travers  son témoin le plus crédible : la corporalité. 

La sophrologie permet à l'individu de prendre conscience de sa réalité physique, sans interférences des déterminismes sociaux, familiaux ou psychologiques. 

La prise de conscience en tant que réalité vécue de son schéma corporel est le chemin aussi sur qu'incontournable de la révélation d'un individu à lui-même. Le corps et le monde des sensations sont les témoins indiscutable d'une rencontre authentique. 

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Principe d'action positive

 

Définition

N'importe quelle action, sensation  positives, vécues par l'être humain sous quelque apparence que ce soit, a des conséquences positives sur l'ensemble de sa conscience. 
 

Pourquoi le positif?

L'homme moderne, malade ou non, n'enregistre le plus souvent dans la vie que des faits négatifs. Le corps n'est envisagé que dans la douleur. Les pensées ou les images mentales sont négatives. Ce phénomène entraîne nécessairement un climat psychologique néfaste. 

Les expériences positives enracinent et justifient l'individu. Il ne s'agit pas de tomber dans un optimisme béat, mais plutôt de redonner au positif sa fonction constructrice. 

En sophrologie, on ne considère plus le passé comme une succession de catastrophes, mais on considère les périodes, actions ou sensations de bonheur passées, en partie oubliées. On les vit, corporellement, mentalement. On réhabilite le corps, la fonction sentiment, et cela de manière positive. 

Ce vécu positif rappelé à la conscience permet d'élargir son champ d'expression, de soulager les difficultés vécues "ici et maintenant" et d'envisager l'avenir de manière plus ouverte. Toute construction se fait sur des sensations positives. 

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Réalité objective

La démarche sophrologique s’inscrit dans le réel. Il ne s’agit nullement de se couper du réel mais de s’y adapter, de, développer des ressources adaptées à l’environnement, aux situations. 

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L'imagination

Définition
"C'est la capacité de se représenter des objets, phénomènes ou événements absents" 
 

Réhabilitation
L’imagination est prépondérante dans l’évolution de l’individu.  Elle ouvre le chemin de voies nouvelles. 
L'imagination, la visualisation d’un projet représentent le premier pas, essentiel, de sa réalisation. 

La recherche d’une évolution, d’un état, de sensations en sophrologie passe donc par une réhabilitation de l’imaginaire et par son utilisation en tant qu'outil de développement personnel, d'évolution ou de changement. 

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La respiration

Respiration - Emotion
La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neuro-végétatif que l’homme puisse maîtriser. Participant à la régulation du système nerveux, de la circulation sanguine, la fonction respiratoire est bien entendu capitale d’un point de vue physiologique. 

D’un point de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver. Mais, dans le cadre de la gestion émotionnelle, l’important est de constater que cette relation est bilatérale : 

La vie psychique influe sur la respiration. 
La respiration influe sur la vie psychique. 
 

Fonction respiratoire

Pour respirer, il faut des muscles. Le diaphragme est le muscle le plus important de la fonction respiratoire. 
Dans une respiration libérée, le diaphragme s’abaisse à l’inspiration et monte à l’expiration. 
Il assure une respiration ample et abdominale. 

Dans les respirations superficielles, irrégulières, arythmiques, le diaphragme est souvent bloqué. Des tensions musculaires contrarient la liberté du souffle, ce qui impose à l’individu un surcroît d’effort. 

En lui redonnant sa mobilité, on accroît la ventilation pulmonaire, on masse le plexus solaire, on tonifie la région abdominale. 
 

La vie respiratoire

La respiration abdominale est celle du bébé et du jeune enfant avant apprentissage, celle des dormeurs profonds et des animaux. 

L'éducation ("Tiens-toi droit!", "rentre ton ventre"), la vie sociale modifient la respiration naturelle et profonde : elle devient thoracique et superficielle. 

Une respiration libre, calme et diaphragmatique assure un meilleur équilibre émotionnel. 
Complète, elle procure une relaxation profonde et tonifie l’organisme. 

En respirant amplement, on détend les muscles intercostaux et on libère la cage thoracique, crispations souvent liées à la peur, la timidité, la rigidité morale, … 

Une respiration complète, équilibrée et stable (enracinement), permet la prise de conscience de l’individu dans sa globalité. 

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Futurisation

Acceptation progressive
Il s’agit de vivre, en état de relaxation et par l’intermédiaire de l’imagination, une situation, un événement à venir sous un angle positif. 
Se projeter confiant et maître de soi, très concrètement, dans un événement qui habituellement pose problème libère de nouveaux axes du possible. L’horizon de l’individu s’élargit, il s’en imprègne : « cela peut bien se passer ». 

Correction sérielle
Toujours en état de relaxation, le sujet fait alterner images négatives, stressantes et image de bien-être jusqu’à ce que les situations anxiogènes soient vécues sereinement. 
L’individu, peu à peu s’éloigne de son angoisse, se détend, vit calmement les images habituellement perturbantes. Il s’en rend compte, en éprouve plaisir et satisfaction. Là encore, le champ du possible s’élargit. 
Encore une fois imagination et positif ne sont pas de vains outils. L’une sert à conceptualiser, ouvrir le champ du réalisable, l’autre à construire le projet ainsi défini. 

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Relaxation et états de conscience

Etat Alpha
Si vous avez déjà expérimenté une relaxation, vous avez déjà expérimenté l’état alpha. Il s'agit de l'état de relaxation, de "bord du sommeil". Cette dénomination fait référence aux ondes cérébrales émises en état de relaxation. Aperçu général : 

Ondes bêta : ce sont les ondes émises lors de l’éveil, de toute activité. Elles sont de faibles amplitude et rapides : 14 à 20 cycles/secondes. La panique peut par exemple faire accélérer ses ondes jusqu’à 50 cycles/seconde. 

Ondes Alpha : ce sont les ondes émises par le cerveau lors e l’endormissement ou de l’éveil. etat de bord du sommeil que l’on retrouve dans une séance de relaxation. Le relâchement musculaire entraîne le lâcher prise mental que le relevé de ces ondes manifestent : 7 à 14 cycles/seconde) 

Ondes thêta : c’est la phase de sommeil léger : 4 à 7 cycles par seconde 

Ondes delta : elles correspondent au sommeil profond et en ralentissant encore au coma : 1 à 4 cycles/seconde. 

Etat de relaxation et états de conscience
L’état de détente, de relaxation recherché en sophrologie est un état naturel. Ce point est important tant il paraît anormal dans nos société de se laisser aller. 
Comme nous l’avons vu, c’est d’ailleurs un état que nous traversons tous au moins deux fois dans la journée : 

- lorsque nous nous réveillons. 

- lorsque nous sommes sur le point de nous endormir. Cet état (sophronique pour les sophrologues) est notamment appelé « du bord du sommeil ». 

Le but en sophrologie est de développer les potentialités de l’individu, avec comme révélateur son degré de développement de conscience (de lui-même, de ses actes, des autres, …). Cette conscience est hyper-disponible en état de relaxation. 

D’un état pathologique, le sujet évolue vers un état normal (ou non pathologique). Mais l’évolution ne s’arrête pas là. L’état de conscience sophronique est recherché, sorte d’hyper-conscience, vigilante, libérée de toute pensée et crispation parasites et donc prête à accueillir pleinement toute sollicitation ou remise en cause. 

Cet état de bien-être (au sens propre), agréable par lui-même, est avant tout un outil d’évolution et de changement. Il a de multiples intérêts. En état de relaxation (niveau sophroliminal) : 

- La détente psycho-corporelle apporte un bien-être immédiat. 
- Les capacités de mémoire et de concentration sont accentuées. 
- La capacité à former des images est plus importante (imagination) 
- Les sensations vécues vont être intégrées sans effort, naturellement. 
- Le lâcher-prise est permis, le champ du possible s’ouvre. 

- ... 


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Relaxation dynamique

La relaxation dynamique pratiquée en sophrologie est adaptée au réel, à l’homme moderne. Quittant la dimension statique de nombreuses méthodes de relaxation, il s’agit, en état de relaxation, d’activer la prise de conscience par l’individu de sa réelle dimension. 

L’individu est tout d’abord guidé dans un enchaînement d’exercices qui révèle le sujet à lui-même, par l’expérience vécue et intégrée de sa corporalité. 

De nombreuses disciplines témoignent de zone-types de blocages (chakras, centres energétiques…). Il ne s’agit pas ici d’analyser, mais de vivre pleinement cette dimension corporelle en ouvrant la conscience à ces zones privilégiées. 

La relaxation dynamique, à travers des tensions douces, alternance de mouvement et de repos est un « outil » à prendre conscience : instrument de conquête par l’homme de sa corporalité, de sa prise de conscience d’un schéma corporel toujours évolutif. 

Les mouvements s’effectuent essentiellement en rétention : inspiration – rétention / mouvement – expiration. 

Puisqu’il s’agit de s’ouvrir aux phénomènes, les pauses d’intégration suivant le mouvement constituent l’étape la plus importante. On a pris conscience, on intègre ces sensations ici et maintenant sans a priori ou interprétation. 

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Respiration et enracinement

Se relaxer debout est une chose étrange, mais essentielle car adaptée au réel. Quand il y a difficulté, tension, mal-être, c’est en relation avec soi, les autres ou le monde. La position première est alors la station debout. Difficile position, lieu d’un dilemme entre exigences extérieures et ressentis intérieurs : être présent à soi et au monde. Position juste que l’enfant possède, installé dans son centre de gravité mais pervertie par les enjeux de nos exigences, celles des autres ou du monde qui nous entoure. 

Ainsi déséquilibré, la confiance ne vient plus pour l’homme de ce qu’il est, corporellement et réellement, mais de ce qu’il pense, de ce qu’il sait ou de ce qu’il est pour les autres. Déséquilibre provoquant tensions, insécurité, rapports conflictuels, …

Se recentrer, c’est se retrouver pleinement : homme debout, responsable, libéré, en pleine confiance, installé autant en lui-même que dans le monde qui l’entoure, ressentant un juste équilibre entre être et paraître, entre présence à soi et au monde. 

Le hara : il s’agit du centre de gravité originel, expérimenté par l’enfant qui se tient debout, le bas-ventre. Naturel, ce centre a été expérimenté et vécu par tous. Là encore, il ne s’agit pas d’une construction de l’esprit ou d’une démarche artificielle mais d’un retour au source. 
Retrouver ce hara, l’intégrer, le faire sien, c’est se donner une base de lancement, un lieu essentiel d’épanouissement de l’être tout entier, une assise franche et solide au devenir de l’être. 
 

 Illustration : Centre de gravité bas, respiration ventrale, jambes légèrement pliées ne gardant que les tensions nécessaires, pieds bien en appui sur le sol, assise du bassin.

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Anxiété sociale et  sophrologie, relaxation

Les techniques psycho-corporelles permettent de développer la compréhension des phénomènes et les compétences du sujet. elles permettent de mettre en place des outils de gestion de l’anxiété naturels et efficaces, entre autres dans les moments de forte anxiété, voire de crise paroxystique de type crise de panique. Dans le cadre de l’anxiété sociale, détente et respiration sont des compléments idéaux de l’apprentissage des habiletés sociales… Le schéma corporel en tant que réalité vécue est le premier support du moi, ici, maintenant, état de conscience mobilisant des processus opposés aux mécanismes anxieux. Il permet de recadrer la perception de la réalité sur la corporalité et l'état présent.


Bibliographie sophrologie et relaxation
La relaxation / Jean-G. Lemaire / Payot
La relaxation  - Actualité et innovation vol.1 / Jean Marvaud / L'Esprit du temps
La relaxation - Actualité et innovation vol.2 / Jean Marvaud / L'Esprit du temps
Psychothérapie de la relaxation / S. Cady / dunod
Détente et mouvement en psychothérapie - L'Abord Corporel Thérapeutique / E. Baron - C. Benoit / ESF
La Relaxation active - Le corps, expression de l'être / M. MARTENOT / Le courrier du livre
Le Training autogène / D. Langen / Vigot
Manuel pratique du Training autogène / J.H. Schultz / puf - bibliothèque du psychiatre 
Le Training autogène / C. Brand-Hetzel / Marabout
La relaxation au quotidien / G. Manent / Le souffle d'or
La relaxation au quotidien / G. Manent / Le souffle d'or
La relaxation active à l'école et à la maison / S. Boski / Retz
Des jeux pour détendre et relaxer les enfants / D. Chauvel - C. Noret / Retz
L'enfant et la relaxation / G. Manent / Le souffle d'or
La relaxation thérapeutique et l'enfant / J. Bergès - M. Bounes / Masson
Comment relaxer vos enfants / Y; Davrou / Retz
Relaxation et détente des enfants / P. Barraqué / Jouvence
Sophrologie - Fondement et méthodologie / Dr P-A Chéné / Ellébore
Sophrologie - Champs d'application / Dr P-A Chéné / Ellébore
Manuel de Sophrologie pédagogique et thérapeutique / B. Etchelecou / Maloine
La sophrologie - Chemin vers la conscience / J-Y PECOLLO / Editions du Rocher ...
La sophrologie au Quotidien / J-Y PECOLLO / Editions du Rocher
Respirez la vie avec la Sophrologie / G. Manet / érès
Transformez votre vie par la Sophrologie - Guide de Relaxation dynamique et curative / T. Loussouarn / Dangles
Tout savoir sur la sophrologie / R. Abrezol / Editions Randin
La sagesse du corps / Dr B. Fintz / Editions Randin
La nouvelle Sophrologie - Guide pratique pour tous / Dr Claude Imbert / Editions   visualisation holistique - Paris
Le schéma corporel en Sophrologie et ses applications thérapeutiques / M. Declerck / L'Harmattan
Force vitale / P. Vern / La méridienne - Desclée de Brower
L'enfant et la Sophrologie / M. Gilet / La Méridienne
Sophrologie & Enchantements / M-S. Robert-Dantec / Beltan
La Sophrologie / Luc Audoin / Les Essentiels Milan
Former avec la sophrologie / B. Blanc / Chronique sociale
L'énergie et le dynamisme grâce à la sophrologie / Martine Gay / Editions de Vecchi

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Hypnose ericksonienne


Présentation


 

L'hypnose ericksonienne s'appuie initialement sur les travaux et l'influence importante de Milton Erickson, psychiatre du début du XXème siècle et père talentueux de la thérapie brève moderne.
 

Cette approche n'a absolument rien à voir avec l'hypnose de spectacle que chacun a pu observer.
 

Il est plus juste d'ailleurs de parler de communication ericksonienne. Le but de l’hypnose  ericksonienne est de permettre au patient d'accéder à son inconscient et ses ressources  dans l'optique de la résolution d'un problème. Les possibilités de cette approche sont donc en théorie illimitées. 
 

Les vertus thérapeutiques sont également très importantes, le sujet se venant lui-même en aide, décidant de ses changements, prenant les décisions qui lui conviennent.
 

L’hypnose ericksonienne est non-directive (rien n'est imposé), le sujet et ses aspirations sont bien entendu respectés. L'efficacité de la méthode serait d'ailleurs nulle dans le cas contraire. 
 
 

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Questions fréquentes sur l'hypnose ericksonnienne
Quelles différences entre hypnose traditionnelle et hypnose ericksonienne?
L'hypnose traditionnelle se fonde sur la suggestibilité de 30% de la population. Elle fonctionnera donc avec une personne sur trois, mais aura des effets limités dans la durée (quelques semaines) Cette démarche traditionnelle ne respecte pas l'écologie du sujet (en lui imposant des comportements, pensées, ... qui ne sont pas les siens) est peut donc avoir des effets pervers.
En hypnose ericksonienne, intégrité, libre choix sont entièrement respectés. On aide simplement la personne à trouver ses solutions, ses ressources sans dirigisme quelconque. D'ailleurs, si la personne se sentait entravée ou influencée, elle pourrait tout à fait quitter sont état d'hypnose et quitter la pièce. En hypnose ericksonienne, on ne peut imposer à quelqu'un quelque chose qu'il ne veut pas faire ou qui ne lui convient pas.

Qu'est-ce que l'état d'Hypnose?

L'hypnose est un état modifié de conscience naturel, état que nous traversons tous au cours de la journée sans nous en rendre compte (lorsque nous sommes absorbés par un film au point d'oublier ce qui nous entoure...)
Le thérapeute ericksonien ne fait qu'utiliser cet état naturel
Est-ce que tout le monde est hypnotisable?
Oui, puisqu'il s'agit d'un état naturel. Les moyens d'accéder à cet état vont simplement être différents selon l'individu.
Serai-je conscient pendant la séance d'hypnose ?
Oui. L'hypnose est simplement un état de conscience modifié (comme quand on est dans la lune). Oui, on est conscient, on peut décider de ses actes et on garde son libre arbitre.
Peut-on m'imposer quelque chose?
Non. Toute proposition qui va contre votre volonté, vos valeurs... vous fera sortir de votre état de conscience modifié.

 

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Hypnose et objectif
Chère également à la PNL, la détermination d’objectif est un élément fondateur de la démarche de changement. Changer, mais pour partir de quoi pour aller où ? 
En cas d’approximation, de nombreux malentendus peuvent se mettre en place :
- L’objectif est en fait celui du thérapeute
- L’objectif est atteint mais personne ne s’en rend compte, faute de l’avoir clairement défini.
- L’objectif est inconnu, la relation thérapeutique devient une espèce de flou artistique illusoire et vide de sens.
- etc…
Mettre en place une démarche de changement, c’est donc tout d’abord définir un(des) objectif(s). Exemple de structure de détermination d’objectif :
 

1) Objectif lui-même : énoncé clair et précis, réaliste,  sans distorsion, omission… ex : « Je voudrais aller bien » est un exemple d’objectif vague et insondable. « Aller bien » peut vouloir dire tellement de choses. Il faut donc définir, matérialiser, poser les « bornes » de ce désir…
 

2) En quoi est-ce important pour le sujet. Pour atteindre un objectif, il est nécessaire d’être motivé et le sujet lui-même a besoin de préciser ces motivations, voire d’en prendre conscience. Il y a dans cette question des valeurs, sentiments importants, prépondérants. Mis à jour, ils « boostent » la motivation à changer.
3) Quand le sujet saura-t-il qu’il a atteint l’objectif ?
Là aussi, important de poser le cadre de réalisation, qui pourrait fluctuer, être vague et créer de l’insatisfaction chronique, du découragement… Quand on est anxieux par exemple, on focalise sur un domaine, mais on oublie vite qu’on a focalisé. Installé dans le « toujours plus », on ne se rend pas compte des progrès, paliers pourtant necessaires car moteurs d’une évolution.
4) Contexte de réalisation : quand, où, comment…. ?
Bien décrire ce contexte, c’est déjà poser le germe du changement, se projeter, se voir ayant atteint l’objectif. C’est également peut-être se découvrir différent de ce qu’on aurait pu supposer.
5) Ecologie : y-at-il  un problème à changer ? Question un peu surprenante, mais qui est souvent prépondérante : quand un individu change, c’est tout un système auquel il appartient qui évolue avec lui. Anticiper cela, c’est mettre à jour des obstacles au changement. Ex : quelqu’un souffrant du TPA (agoraphobie) a l’habitude d’être accompagné. Une fois le problème réglé, que fera la personne qui accompagnait avant et qui perd ce statut contra-phobique ?