Psycho-D
Editions vous propose un double CD regroupant 6 séances
complémentaires
consacrées au traitement des crises d’angoisse ou
paniques, par
J. Boutillier, spécialiste des troubles anxieux. De
nombreuses ressources
sont utilisées (relaxation, sophrologie, hypnose
ericksonienne,
programmation neuro-linguistique…) dans une
démarche simple, naturelle
et très efficace : détente corporelle et mentale,
travail
du schéma corporel, travail respiratoire, gestion du stress,
traitement
de l’anxiété proprement dite,
préparation aux situations
génératrices de stress ou d’angoisse,
désensibilisation
à l’angoisse, remise en cause de
l’hypervigilance. Un outil complet
de remise en cause des crises d’angoisse ou crises de
panique. En
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panique. En
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Ceci n'est
pas un diagnostique mais un document d'information
1ère
série :
OUI
Sensations
de souffle coupé ou impression
d'étouffement
Sensations
d'étourdissement, de vertige, de tête vide de
perte de connaissance
Palpitations
ou pouls rapide
Tremblements
ou secousses musculaires
Transpiration
Sensation
de manque d'air, d'étranglement
Nausées,
ou gêne abdominale
Douleur
ou gène gastrique
Déréalisation
(sentiment d’irréalité) ou
dépersonnalisation (être
détaché de soi)
Engourdissement
ou picotements
Bouffées
de chaleur et/ou frissons
Douleurs
ou gêne à la poitrine
Peur
de mourir
Peur
de devenir fou ou de perdre la maîtrise de soi
2ème
série :
Ses
symptômes sont-ils simultanés, atteignant leur
maximum dans
une période de 10 minutes?
Ses
symptômes atteignent-ils leur maximum dans une
période de
10 minutes?
Si vous
avez répondu oui à 4 symptômes au moins
de la première
série et si vous avez répondu oui aux deux
questions de la
deuxième série, vous souffrez peut-être
de trouble
panique.
Définition
DSM IV
Période
de malaise brutal, d’anxiété , intense
et nettement délimitée.
Quatre des
symptômes suivants apparaissent jusqu’à
atteindre leur maximum
en moins de dix minutes :
- Palpitations,
tachycardie
- Transpiration
- Tremblements
ou secousses musculaires
- Sensations
de souffle coupé ou impression
d’étouffement
- Douleur
ou inconfort thoracique
- Sensation
d’étranglement
- Douleur
ou gène gastrique
- Nausée
ou gène abdominale
- Sensation
de vertige, d’instabilité, de tête vide
ou d’impression
d’évanouissement
- Déréalisation
(sentiment d’irréalité) ou
dépersonnalisation (être
détaché de soi)
- Peur de
perdre le contrôle de soi ou de devenir fou
- Peur de
mourir
- Parasthésie
(sensation d’engourdissement ou de picotements)
- Frissons,
bouffées de chaleur
Les
symptômes
somatiques apparaissent donc sous la forme de syndromes ou malaises
d’apparence
:
- Cardio-vasculaire
- Neurologique
- Digestive
- Syncopale
Les attaques
de panique sont imprévisibles : elles ne se produisent pas
en relation
directe avec l’exposition à un stimulus
particulier.
Subissant
une attaque de panique à son paroxysme, le sujet peut
éprouver
des sensations de perte de contrôle (devenir fou), de mort
imminente
ou craindre de se conduire de manière anormale.
Trouble
panique et Agoraphobie - Evitement situationnel et besoin
d’être
accompagné
Les personnes
souffrant de trouble panique, développent assez souvent une
peur
de se trouver dans des lieux ou situations d’où il
leur serait difficile
de s’échapper ou de trouver du secours en cas
d’attaque de panique.
Cette crainte entraîne souvent :
- le besoin
ou la nécessité d’être
accompagné
- la réduction
au minimum des déplacements
Cet évitement
situationnel ou besoin d’être accompagné
se nomme agoraphobie.
On parle alors de TPA : trouble panique avec agoraphobie.
Causes
Le trouble
panique n’a pas de cause isolée et
précise. On peut plutôt
parler de prédispositions, d’inter-relations entre
de nombreux facteurs,
biologiques, psychologiques et sociaux dans
l’émergence, le développement
et la chronicisation du trouble panique :
-
Vulnérabilité
biologique : sensibilité
particulière aux événements
stressants, réaction plus forte.
-
Vulnérabilité
psychologique : stress chronique installé durant
l’enfance,
territoire anxieux et/ou dépressif, passivité,
propension
à l’évitement.
-
Modèles
familiaux/sociaux : exemple parental anxieux, milieu social
perturbé,
traumatismes.
Cette
complexité
et ses composants seront bien-entendu différents selon
l'individu.
Il est par contre important dans la résolution du
problème
de savoir identifier les facteurs propres à tel ou tel
individu,
faisant de ce trouble une construction relativement logique, non une
fatalité.
Comment
cela se passe
Initialisation
: des sujets, vulnérables psychologiquement et
physiologiquement
face à différents stresseurs,
réagissent avec excès
par une réaction d’alarme. Cette
réaction d’alarme peut intervenir
de manière décalée par rapport
à l’exposition
à tel ou tel stimulus.
Chronicisation
: se met en place un phénomène
d’apprentissage.
- Si l’attaque
de panique est associée à un stimulus, le sujet
redoutera
cette situation ou événement : une phobie
circonscrite s’installe.
- Si les attaques
de panique se produisent dans des situations variées, le
territoire
phobogène va s’étendre : le sujet
évite de plus en
plus de situation, de plus en plus de lieu, de peur de subir de
nouvelles
attaques.
- Les sensations
de l’attaque de panique sont assimilées et leur
seule présence
peut faciliter ou provoquer une nouvelle attaque de panique.
Le
trouble panique est un trouble anxieux
Le
phénomène
anxieux développe le trouble et le renforce.
L’anxiété
étant définie comme intolérance
à l’incertitude,
il y a donc nécessairement inquiétude. Ce qui
entraîne
:
-
Hyper-vigilance
aux sensations
- Peur de
perdre le contrôle
- Peur d’un
problème de santé
- Peur de
paraître anormal ou différent
- Peur de
devenir fou
Ces peurs
viennent
nourrir le trouble et peuvent provoquer à elles seules une
attaque
de panique.
Comme vu dans
l’article sur l’anxiété, le
sujet anxieux se caractérise
par des pensées dysfonctionnelles, des croyances
irrationnelles
:
-
L’anticipation
anxieuse permet la résolution du problème :
illusion de contrôle
-
L’anticipation
anxieuse permet de ne pas être déçu en
cas d’échec
: illusion de maîtrise du futur
Ces deux
«
illusions » sont importantes car elles poussent le sujet
à
l’hypervigilance, nourrissent la crainte de perdre le
contrôle et
favorisent le phénomène de
l’évitement.
Essai
de schéma récapitulatif
Important
à savoir
En
matière
de troubles anxieux, l’information est
prépondérante.
Tout d’abord
être rassuré (le sujet comme sa famille).
Lorsque
l’on souffre de trouble panique :
- on ne souffre
d’aucun problème physique grave
- on ne court
aucun risque grave (crise cardiaque, …)
- les manifestations
somatiques s’expliquent aisément
- l’anxiété
est un trouble, non une pathologie : le sujet n’est pas
« fou »
ou en train de le devenir
- de nombreuses
personnes éprouvent les mêmes
difficultés, à
des degrés divers
- l’éducation
du sujet, la compréhension de
phénomènes naturels
constituent déjà un grand pas dans la prise en
charge de
l’anxiété et de ses composants :
intolérance à
l'incertitude, inquiétude chronique, ...
Autre
modèle pertinent : le modèle
psycho-dynamique
Le
modèle
« psycho-dynamique » est à certains
points de vue également
intéressant.
Le trouble
panique est mis en relation avec le trouble pendant l’enfance
du sujet.
Les parents sont souvent décrits comme inaffectifs et
sur-protecteurs.
Ces attitudes parentales accentuent la peur de la
séparation, créent
un conflit dépendance – indépendance et
sous-tendent la sensation
de perte de contrôle et
d’insécurité. le trouble
empêche
le développement des mécanismes de
défense propres
au sujet, matures et naturels.
Relation
trouble panique – Anxiété de
séparation (Black 1995)
- Un enfant
souffrant d’angoisse de séparation peut
réagir par une attaque
de panique à la séparation ou à
l’anticipation de
la séparation.
- Les enfants
souffrant d’ont plus de chances de développer un
trouble panique.
- Une forte
corrélation dans le milieu familial a
été démontrée
entre Trouble et trouble panique. Les enfants de personnes
souffrant
de Trouble panique ont un risque trois fois supérieur de
Trouble
.
- La plupart
des enfants ayant un début de trouble panique avant
l’adolescence,
présentent également des symptômes
d’anxiété
liée à la séparation.
-
Cette association
trouble panique – met en valeur l’importance
d’une prise en charge précoce
du trouble Angoisse de séparation. La dimension «
»
présente dans de nombreux cas de trouble panique est bien
évidemment
à prendre en compte dans la prise en charge du trouble
panique lui-même.
Trouble
panique et somatique
Les
manifestation
corporelles du trouble panique sont multiple. Et c’est bien
là son
drame.
43%
à
61 % des patients se présentant aux urgences avec des
douleurs thoraciques
et des palpitations (coronarographie normale) font un trouble panique.
Mais dans 96% des cas, le médecin urgentiste ne fait pas le
diagnostique
du trouble panique.
La recherche
« organique » peut durer des années, ce
qui nourrit
la gêne (stress, fatigue, …) et renforce la
plupart du temps la crainte
d’une pathologique organique grave (ou de plusieurs) et
l’anxiété
qui en découle. Le temps passé accentue les
craintes.
La prise en
charge du trouble panique et des troubles anxieux en
général
doit évidemment s’opérer le plus vite
possible.
Etant
donné
la nature quasi autistique des services hospitaliers, le clivage
psycho-soma,
la médecine globale / mirage, le travail en la
matière est
colossal : le sujet anxieux se perd dans les méandres
diagnostiques
de la médecine organique.
Prenons les
10 plaintes somatiques les plus courantes (Kroenke et Mangelsdorff,
1959)
- Douleur
thoracique
- Fatigue
- Vertiges
- Migraine
- Œdème
- Douleur
dorsale
- Dyspnée
- Insomnie
- Douleur
abdominale
- Engourdissement
1% seulement
de ces plaintes somatiques ont une origine organique
Trouble
Panique IDEES
–
CLES
- Les
symptômes
d’une crise de panique sont multi-formes. Il peuvent
être à
dominante cardio-vasculaire, neurologique, digestive
ou syncopale
: le trouble panique peut donc être diagnostiqué
tardivement.
-
L’importance
ou le côté spectaculaire de ces
symptômes peuvent entrainer
une tendance comportementale à
l’évitement direct, ou subtil
(besoin d’être accompagné en cas
d’apprition de symptômes
ou de crise). On parlera alors de trouble panique avec
d’agoraphobie.
- Les causes
du trouble panique sont nombreuses, psychologique ou biologique. Elles
sont souvent multiples chez une même personne.
- Une crise
de panique n’est dangereuse ni pour la santé
physique de la personne,
ni pour sa santé mentale.
- Selon divers
modèles et études, le trouble panique est
fréquemment
à mettre en relation avec le trouble Angoisse de
séparation.
Panique à bord
Réaction
d'alarme - fausse alarme
Une crise de
panique est une réaction d'alarme. Le corps
réagit comme
s'il y avait agression réelle, il se mobilise pour faire
face au
danger. Mais les manifestations physiologiques de la panique, utiles
dans
le cas d'une agression réelle, deviennent
inadaptées donc
gênante pour une personne qui n'a pas besoin
réellement de
"sauver sa peau".
C'est en
celà
qu'on appelle une crise de panique une fausse alarme : le corps
réagit
comme s'il y avait danger réel, alors qu'il n'y a pas de
danger
réel. On se demandera donc
nécessairement pourquoi
le sujet pense une danger, voit un danger ou le ressent là
où
il n’y en pas. Ce questionnement concerne essentiellement
l’abord cognitif
(cf panorama thérapies) du TPA. Mais apprendre à
connaître
les manifestations physiologiques, à prévenir
leur apparition,
à restaurer en fait une dimension de contrôle sur
la situation
fait également partie d’une remise en cause de
l’agoraphobie : on
a essentiellement peur de se que l’on ne connaît
pas. Nous allons
donc aborder quelques éléments
prépondérants
de la dimension psycho-corporelle du TPA. L’hyperventilation
et les tensions
musculaires.
Hyperventilation
Quand on
panique,
le corps vit donc une alarme comme si il y avait un danger
réel.
Quand on se bat, on respire plus vite (pour fournir plus
d'oxygène).
Ce réflexe de défense, dans le cas de
l'anxiété
va créer un phénomène nommé
hyperventilation.
La
parenté
du Trouble panique avec le syndrome d’hyperventilation voire
la spasmophilie
(terme français dont on se demande s’il est
crédible) est
évidente. Une grande quantité de sujets souffrant
de Trouble
Panique présente ce phénomène
d’hyperventilation.
Qu’est-ce
que
l’hyperventilation ? Il s’agit de
l’augmentation de la quantité
d’air qui ventile les poumons. Nous l’avons vu, le
Trouble Panique est
une fausse alarme : l’hyperventilation apporte en fait trop
d’oxygène
pour un corps au repos.
Pour
être
plus précis, le système respiratoire respecte un
équilibre
entre oxygène et dioxyde de carbone. Cet
équilibre est fluctuant,
en fonction de l’activité du sujet. Un corps au
repos n’aura pas
les mêmes besoins qu’un corps répondant
à une activité
sportive. La demande est différente mais les proportions
oxygène
/ oxyde carbonique sont préservées. Dans le cas
des crises
de panique, la proportion est modifiée. La respiration trop
rapide
et profonde apporte trop d’oxygène. Les
conséquences sont
multiples : trop d’oxygène dans le sang,
constrictions des vaisseaux
sanguins, alimentation moins importante du cerveau en
oxygène, alimentation
plus faible des tissus…
On peut
résumer
ainsi l’hyperventilation : en respirant trop vite et trop
fort, on sature
le «réseau». Les échanges se
font moins bien,
le cerveau, les tissus sont moins bien alimentés. Bien que
non-dangereuses,
ces manifestations vont entraîner des réactions en
chaîne
:
w
Moins d’oxygène au cerveau :
- Etouffement
- Vertige
- Sentiments
d’irréalité
- Sensation
de tête vide
- Troubles
visuels
w
Moins d’oxygène dans les tissus :
- Tensions
musculaires
- Fourmillements
- perceptions
corporelles en tous genres étranges et
inquiétantes
- Problèmes
circulatoires (main moites, froides…)
- Accélération
du cœur (qui veut compenser les manques)
w
Par effet-ricochet :
- Transpiration
: le corps a chaud, la transpiration entre en jeu pour le
refroidir
- Oppression
respiratoire, douleurs thoracique, impression
d’étouffer : la respiration
thoracique forcée, artificielle et violente produit des
tensions
musculaires, douleurs…
En observant
le cortège infernal de symptômes, on comprend
très
vite que l’hyperventilation est un
phénomène important de
la crise de panique, sinon le phénomène central.
Rétablir
une impression de contrôle par l’individu de ses
crises passe nécessairement
par une «éducation
respiratoire».
Importance
de la découverte et de la maîtrise
respiratoire
La respiration
est la seule fonction vitale dépendante du
système neuro-végétatif
que l’homme puisse maîtriser. Participant
à la régulation
du système nerveux, de la circulation sanguine, la fonction
respiratoire
est bien entendu capitale d’un point de vue
physiologique.
D’un
point
de vue psychologique, la relation entre respiration et état
émotionnel
n’est plus à prouver. Mais, dans le cadre de
l’anxiété
et de la gestion émotionnelle, l’important est de
constater que
cette relation est bilatérale :
La vie psychique
influe sur la respiration
La respiration
influe sur la vie psychique
Il parait
évident
dans le cadre du TPA, de révéler cette relation
bilatérale,
si nécessaire, et de mettre en place un système
de communication.
Les exercices psycho-corporels, relaxations, visualisations,
futurisations…
sont des outils puissants de prise de conscience en ce domaine. On
introduit
ici des moyens où le sujet développe un savoir et
des compétences.
Sensations
paniquantes
Des
scénarios
très répandus des crises de panique :
- Oppression
respiratoire, impression d’étouffer
Il s’agit
là d’un cercle vicieux. La peur engendre des
tensions musculaires.
Ces tensions musculaires provoquent une impression (impression fausse)
de manquer d’air. Pour répondre à cette
impression de manquer
d’air, la respiration devient forcée (thoracique,
plus rapide et
profonde). La respiration renforce les tensions musculaires. Le sujet
encore
plus l’impression de manquer d’air
etc…
-
Etourdissement,
tête vide, troubles de la vision, sentiment
d’irréalité
Quand on hyperventile,
il y a plus d’oxygène dans le sang : les parois
vasculaires se contractent,
les vaisseaux sanguins diminuent. Cette contraction des vaisseaux
sanguins
diminue légèrement l’apport en
oxygène du cerveau,
sans danger, mais provoquant ces sensations
désagréables.
- Spasmes
musculaires, tremblements, contractions musculaires en tous
genres
Le peu de
gaz carbonique dans le sang provoque un phénomène
nommé
alcalose : les concentrations de magnesium et de calcium dans les
tissus
musculaires sont déréglées mais
reviennent à
la normale quand l'alcalose disparaît (on peut
d’ailleurs s’interroger
sur l’utilité des prescriptions de magnesium dans
le cas du diagnostique
abracadabrant de spasmophilie.
Quelques peurs
:
- Sensations
paniquantes
Palpitations
: «je vais faire une crise cardiaque»
Remarquant
une baisse de l’apport en oxygène de certaines
régions du
corps, le cœur accélère.
Lors d’une
crise de panique, le flux-reflux au niveau du cœur est
multiplié
par deux. Quand un sujet fait du sport, la même
activité est
multipliée par 5, et même par 7 pour un
marathonien. La resistance
du cœur ne peut donc être prise en
défaut.
- Sensation
de manquer d’air : «Je vais
étouffer»
Cette sensation
n’est qu’une impression créée
par des tensions musculaires
dans la région épaules – gorge
– cou – nuque. Ces tensions
provoquent une respiration réduite et la dite impression de
manquer
d’air. La respiration appartient au système
neuro-végétatif.
Ce système est autonome. Quand on dort, par exemple, on
continue
à respirer. Si le corps venait à manquer
d’air, il prendrait
une grande respiration, comme pour le nageur qui revient à
la surface.
On ne peut donc étouffer du fait d’une crise de
panique.
- Vertige
: «je vais
m’évanouir»
Les vertiges
des paniques n’ont rien à voir avec un
éventuel évanouissement.
La crise de panique est une alarme, moins de sang afflue au cerveau.
Ceci
est sans danger, mais par contre change les perceptions corporelles.
Les
tensions du haut du corps, la respiration thoracique haute accentuent
le
phénomène. Il y a modification des perceptions
(du même
genre que le mal de terre des marins), non pas perte de connaissance.
Le
corps est prêt au combat ; la perte de connaissance est
exclue.
- Jambes
molles : «Je vais tomber»
Lors d'une
crise de panique, le sang a du mal à circuler, les vaisseaux
sanguins
se dilatent. c'est l'accumulation du sang dans les jambes qui provoque
ces sensations. mais la tonicité musculaire est toujours
présente
(même supérieure à la moyenne). Nul
risque de tomber.
- Panique
générale : «Je vais mourir»
ou «je vais
devenir fou»
Bien que spectaculaires
et handicapants, aucun des symptômes n’est
dangereux pour la santé
physique ou mentale.
Tension
musculaire et déséquilibres
Les
symptômes
de l'anxiété, la respiration dysfonctionnelle
témoignent
de déséquilibres tensionnels. Pour
résumer, hyper-présence
du haut du corps et abesnce du bas du corps.
PANIQUE
A BORD ! IDEES
–
CLES
- Une crise
de panique est une fausse alarme
- Le corps
réagit comme si il y avait danger réel
- La
réaction
disproportionnée du corps provoque de nombreux
symptômes
- Tout
symptôme
d’une crise de panique est non-dangereux et
s’explique aisément
d’un point de vue physiologique.
- Les
symptômes
des crises de panique sont à dominantes respiratoire et
tensionnelle
(hyperventilation et tension musculaire)
- Respiration,
tension musculaire peuvent être régulés
par le sujet
au moyen d’un apprentissage adapté.
-
Rééducation
respiratoire, relaxation sont donc des outils éminemment
thérapeutiques.
Bibliographie
- PEUR, PANIQUE, PHOBIES - G. Nardone
/ L'Esprit du temps
Pour le professionnel :
«
J'éprouve une sincère satisfaction à introduire un ouvrage dont je considère
qu'il apporte une contribution fondamentale à notre connaissance de la peur et
des phobies. En décrivant des stratégies qui se sont avérées particulièrement
efficaces pour résoudre de tels problèmes, cet ouvrage nous présente un modèle
constructiviste et cybernétique de la constitution et de la persistance des
problèmes humains fondés sur la peur. Les lecteurs qui se seront familiarisés
avec les précédents ouvrages de Giorgio Nardone ne seront pas surpris d'y
trouver, là encore, une réflexion à la fois théorique et pratique. » Paul
Watzlawick
S'inscrivant dans le courant des thérapies systémiques et
constructivistes, et s'appuyant sur une étude clinique de plus de 150 cas, ce
livre de Giorgio Nardone propose des stratégies thérapeutiques brèves comme
alternatives originales pour le soin des tableaux cliniques liés
aux états de peur, de panique et de phobies. Un aspect important de ce travail
tient au fait que les propositions théoriques et les stratégies thérapeutiques
qu'il présente sont directement utilisables par le thérapeute mais aussi par le
patient pour dépasser ses troubles phobiques. Ce livre présente en outre le
relevé intégral de la thérapie de deux cas cliniques permettant ainsi de
comprendre le travail du thérapeute.
Giorgio Nardone enseigne les
psychothérapies brèves à l'Institut des Hautes Études Psychologiques de
l'Université de Sienne, en Italie, il dirige le Centre de Thérapie Stratégique
d'Arezzo et l'Institut Italien de Thérapie Stratégique, fondé en 1989 en
collaboration avec le Mental Research Institute de Palo Alto en Californie. Il
est notamment l'auteur, avec Paul Watzlawick, de l'Art du changement aux
Editions l'Esprit du Temps.
Notre
avis : un outil stratégique très riche pour le
thérapeute pour ce qui constitue un livre de
référence de traitement des troubles anxieux.
- SE LIBERE DE L'ANGOISSSE / J. Boutillier / Psycho-D Editions
Auto-traitement :
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