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Se libérer de l'éreutophobie
Ce programme de 2 CD vous propose cinq séances complémentaires consacrées à l'éreutophobie. Les ressources utilisées sont diverses. Ce double CD complet et efficace vous propose de mettre en place de nouveaux comportements, de développer de nouvelles compétences, de changer de point de vue, d'être soi-même, de se libérer et de se réaliser dans les relations avec les autres. ii i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i ii i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i Se libérer de l'éreutophobie
Ce programme de 2 CD vous propose cinq séances complémentaires consacrées à l'éreutophobie. Les ressources utilisées sont diverses. Ce double CD complet et efficace vous propose de mettre en place de nouveaux comportements, de développer de nouvelles compétences, de changer de point de vue, d'être soi-même, de se libérer et de se réaliser dans les relations avec les autres. |
EREUTOPHOBIE
Présentation L'éreutophobie
désigne
la peur de rougir en public, peur assez répandue (10% de la
population). Mais comme toute manifestation anxieuse, il y a trouble
lorsque les proportions deviennent handicapantes.
L'une des caractéristique essentielle du trouble est le caractère obsédant de la peur : anticipation, évitement, inhibition... Les manifestations anxieuses qui en découlent sont nombreuses. A noter que cette obsession participe elle-même naturellement au rougissement, ce qui entraîne la personne dans un cercle vicieux :
La
personne ne tolère pas de rougir est rougit donc
fréquemment. A
l'inverse, c'est quand la personne tolère le rougissement,
que le
phénomène s'éteint (ou que les rares
rougissements ne constituent
plus un problème.
Le rougissement devient une obsession car : - Le rougissement est un symptôme d'anxiété sociale apparent : cela se voit, au contraire d'autres manifestations anxieuses (accélération cardiaque, tensions musculaires, maux de ventre, oppression respiratoire...). Un phénomène analogue quoique moindre peut être observé dans certains cas d'anxiété sociale, l'obsession portant sur le tremblement (des mains en particulier) ou la sudation excessive, car là aussi, il s'agit d'un symptôme plus ou moins visible et interprétable par le regard extérieur. - Le rougissement est incontrôlable et s'aggrave lors des tentatives de contrôle. En voulant contrôler, on augmente encore le niveau d'activation émotionnelle, on lutte... et on rougit encore plus. Le rougissement appartient aux symptômes d'alarme. En voulant contrôler, on pérénnise et développe la dite alarme. Par voie de conséquence, c'est quand on tolère le symptôme, qu'il ne se produit plus. - Le rougissement est imprévisible. Ajoutant à l'incertitude et au degré d'anxiété, cette imprévisibilité augmente encore la focalisation, l'hypervigilance (même si elles sont illusoires). - Le rougissement nuit à la performance sociale. Focalisé sur le phénomène interne, on est moins disponible pour l'interaction sociale. On est donc inhibé, moins performant, moins satisfait de ses prestations, ce qui augmente encore la peur du regard et/ou du jugement de l'autre. - Le rougissement apparait comme une honte à celui qui rougit (dialogue intérieur de dévalorisation, crainte du regard extérieur...). Car ce qui peut sembler étonnant pour un observateur extérieur, le rougissement est vécu comme une honte, une faiblesse terrible (manque de caractère, de virilité...). Là encore, cet aspect ajoute au degré d'anxiété et à la focalisation qui en découle. Les
comportements d'inhibition
et d'évitement
des situations susceptibles d'être anxiogènes
accompagnent
généralement le trouble. A noter
également ce que l'on nomme
évitement
subtil
(comme par exemple, coupe de cheveux spécifique,
fréquentation des
salles de sport ou il est normal d'être rouge, maquillages
adaptés
et opérations chirurgicales visant à supprimer le
symptôme).
Représentation schématique du processus cognitif : Avec
l'éreutophobie, on est au centre cognitif de
l'anxiété, avec une
succession d'interprétations et d'impressions plus ou moins
irrationnelles :
1.
Supposition que le rougissement est visible
2.
Supposition que tout le monde voit le rougissement et se focalise
dessus
3.
Supposition que tout le monde va interpréter
négativement ce
rougissement
4.
Supposition que ce jugement négatif va entraîner
rejet, moquerie…
5. Inhibition, évitement,
augmentation du contenu anxiogène de la
situation etc…
Remise en cause
L'erreur
thérapeutique dans le cadre de l'éreutophobie est
souvent de la
considérer comme une phobie spécifique, simple
dans son processus
(comme la peur de l'eau, des araignées etc...).
L'éreutophobie
est à considérer comme une phobie complexe,
qui prend un double visage : anxiété
sociale et
assez fréquemment forte dimension
obsessionnelle.
A
ce titre, les enjeux stratégiques de la thérapie
vont être
principalement :
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