Anxiété
"On nous dit que l'homme
n'utilise que 10% de son cerveau ; c'est peut-être mieux ainsi."
Anonyme
Il semble difficile d'évoquer l'anxiété sociale, sans évoquer l'anxiété elle-même et ses mécanismes. L'anxiété
est un état affectif caractérisé par un sentiment
d’insécurité, de trouble diffus. (Larousse psychologie)
Le trouble
anxieux est difficilement définissable. La définition de
"peur sans objet" tient difficilement la route face aux phénomènes
tels que l'anxiété liée à des situations bien
précises, ou le trac.
Quelques facteurs
communs :
- l’anxiété aiguë entraîne quelques inhibitions (diminution ou arrêt d'une fonction) w Dysfonctionnements
cognitifs (pensées, représentation mentales),
L'anxiété aigue a été définie et caractérisée comme un trouble anxieux : l'anxiété généralisée. Les critères DSM IV de l’anxiété généralisée : 1. Au moins
un souci durant un mois, un jour sur deux.
4. Souci non
limité (comme dans le trouble panique, la phobie sociale…)
Seulement 10% des sujets consultent des spécialistes.
- Trouble sémantique : l’anxiété est un terme flou. Il n’a pas ou peu de connotations médicales ou pathologiques. - L’anxiété est tout d’abord perçue par l’individu et son entourage comme un trait de personnalité. « Tu es anxieux », dit-on, confondant tendance acquise et mouvante avec une caractéristique figée et naturelle. Ainsi, on est (ou l’on naît) hypersensible mais on devient anxieux. - L’anxiété apparaît en général dès l’adolescence, mais il se passe en général de nombreuses années avant que des consultations soient envisagées. - Les manifestations
somatiques qui accompagnent généralement l’anxiété
ne sont pas «spectaculaires ».
L'anxiété
n'est pas naturelle. Il s'agit d'un apprentissage. Un apprentissage peut
se remettre en cause.
L'hypersensibilité qui génère un terrain favorable à l'anxiété est un atout si on la considère de manière globale (attention) et non du seul point de vue (focalisation) du travers qu'est l'anxiété. Tout est donc possible. Croyances irrationnelles : - L’anxiété est un fait : « je suis comme ça ». Le sujet accepte son anxiété et la vit comme quelque chose d’immuable. Un autre comportement ne peut donc pas être envisagé. - L’anticipation
anxieuse permet la résolution du problème : illusion de contrôle
- L’anticipation
anxieuse permet de ne pas être déçu en cas d’échec
: illusion de maîtrise du futur.
Réponses
inadaptées face à une situation problème :
Evitement : « je fais tout pour ne pas me retrouver dans cette situation » Vérifications et rituels : « je me rassure en vérifiant, vérifiant, vérifiant… » La vérification devient un rituel, s’enrobe et se nourrit de croyances diverses. Actions inefficaces : «je m’agite en espérant que tout va rentrer dans l’ordre ». Ces conduites sont jugées dysfonctionnelles, car même si, dans un premier temps elle apportent parfois un mieux-être, à moyen et long terme elles augmentent la valeur anxiogène de la situation. Pendant qu’on s’agite, qu’on ne fait rien, qu’on évite ou qu’on vérifie indéfiniment, on ne développe pas les compétences nécessaires à l’adaptation à la situation problème.
Le processus
précédement décrit fait ressortir schématiquement
un phénomène anxieux tri-partite :
Ces pages seront développées
au fil du temps
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